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22/11/2010

Alassane Drame Man:Bientôt la libération

« Dans les faits historiques, les prétendus grands hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l’événement, n’ont avec celui-ci aucune espèce de lien ». TOLSTOÏ (Léon)


Dans la première partie de notre exposé nous avons remonté l’histoire et revu l’arrivée dans la vie politique de la Côte d’Ivoire de Ouattara et les conséquences qui en ont découlés et qui en découlent encore aujourd’hui. C’était le choix d’Houphouët. Nous en assumons les conséquences encore aujourd’hui.



Dans la dynamique de construction d’une nation, la Côte d’Ivoire a vu arriver dans son champ politique un homme dont les actes et la volonté d’être le chef à la place du chef, ont conduits au déferlement d’une coalition d’assaillants sur le pays. Et à la veille des échéances du second tour de la présidentielles le débat politique prends des couleurs et même des allures. La question de la ligne méthodologique du processus de choix collectif ne saurait se faire par hasard.

I- Ouattara, le gout de l’anarchie

Nous sommes en 1993 à la mort de Félix Houphouët Boigny. Et c’est déjà la première tentative de coup d’Etat de Ouattara. Par cet acte, sans précédent dans la vie politique ivoirienne, et qui visait, au-delà de la personne qui devrait en être la victime, la stabilité et la tradition politique de la Côte d’Ivoire, Ouattara se dévoilait sous son vrai jour. Il faut bien deviner à partir de ce moment la rupture de la confiance entre les acteurs du jeu politique (Gbagbo, Bédié et Ouattara), mais aussi une sorte de discrédit jetée sur une des institutions fondamentales de la République.


L’arrivée de Ouattara en Côte d’Ivoire sa fait dans un contexte particulier. D’abord la grave crise économique et sociale que vit le pays et ensuite l’état de santé fragile d’Houphouët. Le président Houphouët fait alors appel à celui qui jusque là était à la tète de la BCEAO avec pour mission de redresser l’économie du pays. Mais Houphouët avait bien calculé son coup. En appelant Ouattara il savait qu’il faisait appel à quelqu’un qu’on présentait comme un brillant économiste. Mais plus important le président Houphouët savait parfaitement que Ouattara était un national voltaïque .Et il voulait justement un homme qui, à la longue, n’empêcherait pas sa volonté de faire de Bédié son successeur. L’unique unique mission de Ouattara était de redresser la situation économique. Et qu’il devrait, par conséquent, se tenir loin de toute joute politique. Malheureusement Ouattara prends goût au pouvoir. C’est le début de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire.

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La santé d’Houphouët se dégradant de plus en plus Ouattara trahit la confiance du vieux et manœuvre en vue de lui succéder. Pour mettre en ouvre les plans qu’il échafaudait déjà, Ouattara approche est Laurent Dona Fologo, alors tout puissant Secrétaire général du PDCI. Dans l’esprit de Ouattara, le fait que Fologo, qui détenait l’appareil du vieux parti, socle du pouvoir d’Etat, soit du Nord suffisait pour l’embarquer dans son aventure funeste. Mauvais calcul pour lui car l’intéressé reste très attaché aux principes républicains et au respect de la loi. Il décline la proposition. N’empêche Ouattara ne s’arrête pas là et réussit finalement à coopter feu Lamine Diabaté, le défunt époux de Henriette Dagri Diabaté, Secrétaire général du Rassemblement des Républicains (RDR) qu’il créera plus tard. De cette réunion naitra “la Charte du Nord” qui a fait couler tant de salive dans le pays. L’instigateur de cette charte serait-il Ouattara ? Ouattara est-il au final ivoirien, mauritanien ou chinois ?

http://laudacedespererunecotedivoirenouvelle.ivoire-blog.com/archive/2010/06/30/les-chartes-du-nord.html#more

Aujourd’hui, il me semble à mon humble avis que ces question, du moins la deuxième, n’est plus tellement à l’ordre du jour. Depuis Marcoussis et par une loi votée par le Parlement Ouattara est candidat. Par la force des armes. Maintenant il convient d’observer et d’analyser les conséquences de cet état de fait.

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II-Ouattara, le premier coup d’Etat manqué

Quelques temps avant la mort d’Houphouët, Ouattara approche Laurent Gbagbo, leader de l’opposition d’alors pour lui demander de s’opposer à l’application de l’article 11 de la Constitution qui ferait de Bédié le Président par intérim. Laurent Gbagbo et le FPI refusent la proposition de Ouattara et déclare : « Le FPI est opposé à l’article 11 de la Constitution en ce qu’il introduit une succession de type familial dans notre pays. Mais une loi, ça s’applique jusqu’à ce qu’on obtienne pacifiquement sa modification ».
Le 7 décembre 1993 Félix Houphouët Boigny meurt. Ouattara, qui assurait l’intérim d’Houphouët depuis sa maladie, tente de confisquer le pouvoir alors que l’article 11 de la constitution désignait le président du parlement comme président par intérim jusqu’à la fin du mandat en cours. C’était le premier coup d’Etat manqué de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Le coup d’état de Ouattara échoue donc malgré le soutient Philippe Grégoire Yacé, président du Conseil économique et social. Entre temps Fologo prend position pour le respect de la loi et affirme : « Il n’y a pas le feu à la maison. La Constitution qui est notre boussole sera appliquée ! »


bédié.jpgPlus tard au moment de la création du Rdr par Djeni Kobinan à l’instigation de Ouattara, le Rdr affirmera ce qui suit comme pour tenter de justifier la scission d’avec le Pdci et la tentative de coup d’état de Ouattara de 1993 : « Lorsque le corps de Félix Houphouët-Boigny était encore "chaud" et sans sépulture, le Président de l'Assemblée Nationale Henri Konan Bédié enjambe la dépouille mortelle, pour s'autoproclamer Président de la République sur le plateau du journal télévisé, et cela au mépris de la procédure constitutionnelle, qui exigeait, pour la vacance du pouvoir, que la Cour Suprême l'eût constatée et par ricochet le gouvernement eût rendu sa démission, avant toute investiture. Au soir du 7 Décembre 1993, l'histoire de la Côte d'Ivoire connaît une double vitesse. Si la question de la succession à la Présidence de la République semble avoir trouvé une issue grâce à la maturité du peuple ivoirien et au bon sens de l'ex-Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara »


Après cette première défaite Ouattara se replie au FMI et Kobina crée le RDR et dès 1994 ne cache pas que le candidat de son parti à l’élection de 1995 est Ouattara.
Là commence une autre page de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire puisque Bédié, qui connaissait les origines burkinabè de Ouattara, introduit dans le code électoral, une clause qui l’empêche d’être candidat à une élection présidentielle en Côte d’Ivoire suscitant ainsi le concept d’ivoirité. Quant à Ouattara il rentre en Côte d’Ivoire après son mandat au FMI et prend la tête du Rdr. Mais Bédié ne lui laisse aucun répis et le combat entre les deux “héritiers” d’Houphouët reprend de plus belle. Ouattara est alors contraint à l’exil avec dans ses bagages un mandat d’arrêt international à lui gracieusement décerné par Bédié. Mais Ouattara digère très mal cette seconde défaite face à Bédié. Depuis son exil il menace : “Je frapperai ce régime moribond et il tombera”.


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Et le 24 Décembre 1999, il frappera effectivement le régime de Bédié. Ouattara crie aussitôt victoire et déclare: “ Ceci n’est pas un coup d’état, c’est une révolution. Le régime précédent était une dictature”.
Malheureusement pour Ouattara ces hommes de mains Ibrahim Coulibaly, Tuo Fozié, Zaga zaga, Mobio, Koné Zacharia ( tous ex gardes de corps de Ouattara, putschistes en 1999 puis rebelles à partir de 2002) n’arrivent pas à l’imposer. En effet, le Général Guéi qui se considérait lui aussi comme “Héritier” d’Houphouët, refuse de lui céder le fauteuil présidentiel qu’il venait de conquérir par le coup d’Etat organisé par les hommes de Ouattara. Par la suite Ouattara et ses hommes tentent vainement de le déposer. Pourchassés, les militaires à la solde de Ouattara se retireront au Burkina Faso où ils prépareront une rébellion.


III- Ouattara, un homme politique sans objet


En 2000, alors qu’il n’était pas candidat à la présidentielle, sa candidature ayant été recalée par la chambre constitutionnelle de la Cour suprême pour doute sur la nationalité, Ouattara jette ses militants dans la rue avec pour objectif de « ramasser le pouvoir » qui se trouverait, selon lui, dans « la rue ».

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, ils attaquent Abidjan avec pour objectif la prise du pouvoir d’Etat. Mais, très vite, ils sont repoussés d’Abidjan par les Forces Armées de Côte d’Ivoire. Ils se replient dans le nord du pays et s’établissent à Bouaké ainsi que dans les parties centre et nord du pays. Eux ce sont les déserteurs de l’armée à la solde de Ouattara, ceux qui ont organisé le coup d’état de 1999 et qui s’étaient retirés au Burkina Faso. Le chef rebelle Koné Zacharia affirmera que c’est Ouattara qui chaque mois leur envoyait 25 millions de FCFA pour leurs besoins.


Passons maintenant à l’après Ouattara


Nous lançons un appel à toute la Côte d’Ivoire : la Côte d’Ivoire doit tourner la page de cet homme sans courage qui proclame ses grandes compétences comme si il était un super homme.
Le refrain de Ouattara est connu, il usera de tous les moyens pour accéder au pouvoir d’état ! La Côte d’Ivoire ne peut pas faire de Ouattara une condition de la paix. Certes après sa défaite de ce 28 Novembre il continuera dans la logique anarchiste qui l’a toujours caractérisé. Mais nous garderons la foi et le cap vers le progrès car l’avenir de notre pays ne dépend pas de destin de Ouattara mais de notre sérieux, de notre rigueur et de notre intelligence.

Cet appel est adressé également pour tous nos frères du Pdci et même du Rdr qui ont trop souvent été induits en erreur par une direction incompétente et moutonnière. Et nous avons l’intime conviction qu’il s’y trouve des femmes et des hommes, militants dynamiques et dévoués à notre pays, qui pourraient jouer leur partition pour construire cette Côte d’Ivoire nouvelle. A tous ceux là, rejoignez nous dans notre combat !

Ouattara est finit, la Côte d’Ivoire sera bientôt délivrée du mal. A moins qu’il tente un énième coup d’état. Mais sur ce terrain il ne sera pas non plus à son premier échec.



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Commentaires

Merci pour le récapitulatif des actes ignobles posés par le sieur ouattara depuis son irruption sur la scène politique ivoirienne en 1990.Comme le confirme Deut17,14-15,l'étranger Ouattara ne sera jamais président notre pays.C'est biblique!

Écrit par : oscar48 | 22/11/2010

Tu ne feras jamais d'un étranger ton roi,merci mon frère!

Écrit par : Mohamed Radwan | 22/11/2010

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