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28/08/2011

Guerre impérialiste en Libye : l'OTAN entre mensonges et terrorisme d'Etat

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Cinq mois après le début des bombardements, il n’est plus possible de croire la version officielle du début des évènements en Libye et des massacres imputés au « régime de Kadhafi ». Simultanément, il faut désormais tenir compte de la riposte judiciaire et diplomatique libyenne qui met en évidence les crimes contre la paix commis par la propagande TV, les crimes de guerre perpétrés par les militaires de l’OTAN, et les crimes contre l’humanité commis par les dirigeants politiques de l’Alliance atlantique.


Une petite moitié d’Européens soutiennent encore la guerre contre la Libye. Leur position se fonde sur des informations erronées. Ils croient en effet encore que le « régime de Kadhafi » a réprimé dans le sang des manifestations à Benghazi en février et a bombardé des quartiers de Tripoli, tandis que le colonel lui-même aurait promis de faire couler des « fleuves de sang » si ses compatriotes continuaient à contester son autorité.



Le lecteur qui ne sait où se situer dans ce débat et qui, malgré les intox du 11-Septembre et des armes de destruction massives de Saddam Hussein, rechigne à envisager que les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Qatar aient pu fabriquer de tels mensonges, peut néanmoins se faire une opinion avec le temps. L’OTAN, la plus vaste coalition militaire de l’Histoire, n’est pas parvenue en cinq mois de bombardements à renverser celui qu’elle décrit comme un « tyran ». Chaque vendredi, une vaste manifestation de soutien au régime est organisée dans une ville différente du pays et tous les experts s’accordent aujourd’hui à dire que le colonel Kadhafi dispose d’au moins 90 % de soutien populaire en Tripolitaine et d’au moins 70 % à l’échelle du pays entier, incluant les zones « rebelles ». Ces gens souffrent tous les jours du blocus, des bombardements aériens et des combats au sol. Jamais ils ne soutiendraient avec leur chair et leur sang un individu qui aurait commis contre eux les crimes dont il est accusé par la « communauté internationale ». La différence entre ceux qui croient en Occident que Kadhafi est un tyran qui a fait tirer sur son propre peuple, et ceux qui croient en Libye que c’est un héros de la lutte anti-impérialiste, c’est que les premiers vivent dans l’illusion créée par la propagande TV, tandis que les autres ont sur place l’expérience de la réalité.


Ceci étant posé. Il existe une seconde illusion dont sont victimes les Occidentaux —et j’inclus désormais dans le camp « occidental », non seulement Israël qui s’en revendique depuis toujours, mais aussi les monarchies du Conseil de Coopération du Golfe et la Turquie qui, bien que de culture orientale, ont choisi ce camp— : ils persistent à penser qu’il est encore possible de dévaster un pays et de tuer sa population sans conséquences juridiques. Il est vrai que, jusqu’à présent, la Justice internationale n’a été qu’une justice des vainqueurs ou des puissants. On se souvient de ce dignitaire nazi qui apostrophait ses juges à Nuremberg leur disant que si le Reich avait gagné la guerre, ce serait les nazis qui seraient juges et les Alliés qui devraient rendre compte de leurs crimes de guerre. Plus récemment, nous avons vu l’usage fait par l’OTAN du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie pour tenter de justifier a posteriori que la guerre du Kosovo était la « première guerre humanitaire de l’Histoire », selon l’expression de Tony Blair. Ou encore, comment le Tribunal spécial pour le Liban, a été utilisé pour tenter de renverser le gouvernement syrien, puis pour décapiter le Hezbollah libanais, et probablement bientôt pour accuser les Gardiens de la Révolution iranienne. Sans oublier, le Tribunal pénal international, bras séculier des puissances coloniales européennes en Afrique.

Cependant, le développement des instruments et des organes de Justice internationaux au cours du XXe siècle a établi progressivement un ordre international auquel les grandes puissances elles-mêmes vont devoir se conformer, où qu’elles devront saboter pour fuir leurs responsabilités. Dans le cas libyen, on ne compte plus les violations du droit international. En voici les principales, telles qu’elles ont été établies par le Comité Technique Provisoire —organe libyen de coordination interministérielle— et décrites par l’avocat de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne, le Français Marcel Ceccaldi, lors de différentes conférences de presse.


Me Ceccaldi,avocat de l'Etat lybien,de retour de Tripoli


Les chaînes de télévision qui, sous l’impulsion de leurs gouvernements respectifs, ont fabriqué de fausses informations pour conduire à la guerre, sont coupables de « crime contre la paix », tels que définis par les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Les journalistes-propagandistes doivent être considérés comme plus coupables encore que les militaires qui ont exécuté des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, dans la mesure où aucun de ces crimes n’aurait été possible sans celui qui les a précédé, le « crime contre la paix ».

Les chefs politiques de l’Alliance atlantique qui ont détourné la Résolution 1973 de son objet pour se livrer à une guerre d’agression contre un État souverain sont personnellement responsables devant la Justice internationale. En effet, selon la jurisprudence établie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par le Tribunal de Tokyo, les crimes ne sont pas le fait des États ou des organisations, mais bien des individus. Piller les avoirs d’un État, instaurer un blocus maritime et bombarder des infrastructures pour faire souffrir les populations, attaquer une armée dans ses casernes, ordonner d’assassiner des leaders ennemis et, à défaut, de les terroriser en assassinant leur famille, sont autant de crimes de guerre. Les perpétrer de manière systématique, comme c’est le cas aujourd’hui, constitue un crime contre l’humanité. Ce crime est imprescriptible, ce qui signifie que MM. Obama, Sarkozy, Cameron et Al-Thani seront poursuivis par la Justice toute leur vie.

L’OTAN, en tant qu’organisation, est civilement responsable des dommages matériels et humains de cette guerre. Il ne fait aucun doute en droit qu’elle doit payer,même si elle tentera sûrement juridictions nationales des États agresseurs. Elle entreprend des d’invoquer un privilège de juridiction pour fuir ses responsabilités. Il appartiendra ensuite à l’Alliance de voir comment répartir la facture de ce conflit entre ses États membres, alors même que certains d’entre eux sont au bord de la faillite. Il s’en suivra des conséquences économiques désastreuses pour leurs populations, coupables d’avoir avalisé ces crimes. Et, en démocratie, personne ne peut prétendre être innocent des crimes commis en son nom.

La Justice internationale devra se pencher plus particulièrement sur le cas de « l’administration » Sarkozy —j’emploie ici cet anglicisme pour souligner que désormais le président français conduit directement la politique de son gouvernement sans passer par son Premier ministre—. En effet, la France a joué un rôle central dans la préparation de cette guerre en organisant en octobre 2010 une tentative manquée de coup d’Etat militaire, puis en planifiant avec le Royaume-Uni dès le mois de novembre 2010 le bombardement de la Libye et un débarquement au sol que l’on croyait alors possible, enfin en participant activement aux troubles meurtriers de Benghazi qui aboutirent à la guerre. En outre, la France, plus que toute autre puissance, a déployé des Forces spéciales au sol —certes sans leurs uniformes— et a violé l’embargo sur les armes approvisionnant les insurgés — directement ou au moyen d’avions qatariotes—. Sans oublier que la France a violé le gel onusien des avoirs libyens, détournant une partie des fabuleuses liquidités du Fond souverain libyen au profit des fantoches du CNT et au détriment du peuple libyen qui croyait assurer le bien-être de ses enfants une fois le pétrole épuisé.

Tandis qu’elle poursuit ses attaques aériennes pour aplanir la route aux rebelles, l’OTAN conduit sur le terrain une guerre secrète pour s’assurer que, dans la Libye de l’après-Kadhafi, le pouvoir réel serait dans les mains des puissances occidentales, flanquées par les monarchies du Golfe. Dans ce cas les forces spéciales hisseront le drapeau du peacekeeping (« maintien de la paix ») et porteront des casques bleus.

Source:Resistance71.blog

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Commentaires

Qu´est-ce que nous espérons de l´UNION AFRICAINE ?

LE TOGO DE FAURE GNASSINGBÉ VIENT À SON TOUR DE RECONNAÎTRE LES RATS TERRORISTES DE BENGASI, LA CNT, AU MOMENT OÙ L´U.A S´EFFORCE POUR RECUPERER LA PLACE QUI LUI REVIENT DANS L´ORGANISTION MONDIALE !

L´UNION AFRICAINE, dans son communiqué relatif à sa méconnaissance de ce groupe, sans tête, la CNT, formé par la France et l´Otan, a préciser très fermement, que: «les dirigeants et gouvernements des États restent souverains dans leur décision individuelle et cela n´engage pas les peuples souverains d´Afrique.» Dans cette déclaration, nous constatons que les dirigeants et leur gouvernement respectif sont considérés comme individus ou personnes physiques et morales comme toutes autres personnes individuelles appartenant à l´UNION. Ainsi chacun dans l´UNION est libre de son choix et c´est le choix de la majorité qui compte.
Cette déclaration de L´U.A ne révèle rien de nouveau, selon la charte de l´UNION, qui se veut au service des peuples africains et non au service du désir d´un quelconque dirigeant ou gouvernement. Référez-vous à la charte de l´U.A. pour mieux comprendre.

L´UNION AFRICAINE POUR LES PEUPLES ET NON POUR UN RÉGIME ET SON GOUVERNEMENT.
La redéfinition des légalités pour un nouveau départ pour une parfaite unions sans handicape…
Le président Tabo Mbeki, interrogé par plusieurs journalistes sur la problématique de ce qui divise et rend faible l´UNION, n´était en aucun cas surpris par les décisions et choix individuels de certains dirigeants.
Sachant bien que ces dirigeants employés de la Franc-Afrique, zombis, fantoches, marionnettes ne peuvent agir autrement que leurs maîtres braconniers, terroristes et criminels économiques, l´ancien président Mbeki a d´ailleurs révélé les difficultés rencontré tout d´abord dans son engagement dans la crise ivoirienne et par la suite les blocages orchestrées par les marionnettes esclaves dans l´affaire libyenne. Ces manœuvres ont retardé l´U.A dans les prises de décisions fermes, ce qui a causé cet isolement et cette inattention des occidentaux vis-à-vis des autorités de l´UNION. Ainsi cette faiblesse constatée de l´U.A.
Le président sud africain Jacob Zuma, interpeler par la jeunesse de son parti ANC, par la voix de son jeune leader Monsieur Julius Malema, n´a plus d´autres issues que, de sauver sa popularité et de remettre l´Union sur les rails.
Pour ce faire la contribution des sages (EDLERS) était incontournable, ces dernier ont fait recours à la charte de l´UNION, qui stipule que l´UNION AFRICAINE représente les peuples africains sans distinctions de […] etc. etc. …, les gouvernements et les chefs d´Etat, restent au même titre que les peuples souverains.
Ici nous retrouvons le rôle important et décisif des sages dans les mésententes. Ainsi le lever du blocus, il faut rapidement agir et avec le soutient et au nom des peuples africains.
Les chefs d´Etats et les gouvernements, considérés dans ce sens comme individus soumis au même droit et devoir comme tout autre individu de la société africaine au sein de l´UNION, peuvent volontairement ou involontairement se positionner pour ou contre une quelconque décision de l´UNOIN sans toute fois influencer le choix des peuples et la fin c´est la majorité qui l´emporte.
C´est sur ce principe que nous devons nous engager pour récupérer nos droits et devoirs bafoués par certains individus renégats au sen de notre société unitaire africaine.
A cet effet les peuples africains sont interpeller pour agir et prendre notre propre destin en main et ceci indépendamment de nos gouvernements et dirigeants sans état d´âme et conscience.
Les sages viennent d´annoncer une union sacrée, ils nous laissent le choix de décider et de réaliser cette union depuis longtemps attendue. Nos sages ont entendu nos cris et appels, ils nous écouté et ils ont compris qu´il fallait directement aller vers les peuples, la jeunesse et les consulter pour des décisions aussi importantes qui s´imposent à notre communauté en ce moment pour éviter les cafouillages qui s´imposaient dans l´UNION.

J´admet et j´assume, que je serai ici le premier, peut être, à reconnaître les erreurs que nous avons commis en nous précipitant sans aucune réflexion pour condamner les institutions de l´UNION, notre UNION AFRICAINE. Pour cela je m´en veux et d´autres aussi, comme moi devraient honnêtement le reconnaître et réfléchir sur leur décision et position actuelle.
Nous avons maladroitement, sous l´effet de la colère renié l´UNION (U.A. aujourd´hui l´une des puissances économique mondiale). Nous n´avons pas pensé à notre part de responsabilité dans ces situations depuis le début du conflit ivoirien, qui nous a emporté dans une lutte aveugle. Cette lutte s´est métamorphosée, elle a pris une autre dimension plus dangereuse et si nous ne faisons pas preuve de discipline toute l´Afrique se livrée dans les mains du diable. Nous savons que le diable fonctionne, il nous cafouille, il crée les confusions entre nos rangs, il ment, il est très malin, très puissant pour l´individualisme, il possède plusieurs armes, celles de destruction massive et les médias mensongères.
Les seules chances et armes que nous avons est l´UNION et la SOLIDARITÉ des peuples, je ne trouve plus d´autres options et les sages non plus …

VOUDRIONS-NOUS VRAIMENT REJETER NOTRE PROPRE ORGANISATION, NOTRE HÉRITAGE, sans penser à Nkrumah, Lumumba, Sankara, … et actuellement Gbagbo et Kadhafi SANS AUCUNE RÉFLEXION À CAUSE DES DÉCISIONS DE QUELQUES RENÉGATS?
Moi non! Je ne saurai pas vivre, avec mes enfants dans la situation qui nous serait réservée dans l´avenir proche. Je crois que d´autres aussi sont de cet avis…

Nous pouvons éviter cela si nous donnons nos voix à l´UNION AFRICAINE, c´est à dire créons, selon les révolutionnaires et combattants Panafricains, une commission des peuples africaines, qui adressera une lettre officielle, à la fois, aux sages (EDLERS) et à la commission de l´Union Africaine pour demander un referendum de vote rapide sur notre avis dans cette affaire de reconnaissance des RATS de Bengazi, la CNT, pour un NON catégorique et un OUI pour la gérance des conflits interafricaine par L´U.A, seule institution légitimé pour les problèmes africains.

DONC DONONS LE POUVOIR Á L´UNION AFRICAINE POUR AGIR À NOS NOMS.

Sans plus tarder, prenons contacte avec la commission de l´U.A africaine pour leur faire comprendre que nous avons reçu leur message.

Chers frères africains, nous sommes à l´écoute !

Salutations militantes.

Pour Africa for African ++A.A++, www.facebook.com/AfricaforAfrican
Le Coursier, Dipl. Phys. Gara Pierre-David Takpara

Écrit par : Le Coursier | 28/08/2011

On peut (doit) signer une pétition contre la guerre en Libye : http://www.thepetitionsite.com/19/stop-the-war-in-libya-now/

Écrit par : Jon | 30/08/2011

je vous soutiens...... honte à nous occidentaux pour cette sale guerre en libye, sarko, cameron et obaman'ont rien compris.... arès l'irak, l'afghenistan... le pays est détruit ! à qui la faute
Honte aux mensonges de l'otan ! nous devrons payer cela un jour et ceux qui ont fomenté cette guerre serontpunis !

Écrit par : nevejans isabelle | 01/09/2011

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