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24/06/2012

Cadre permanent de dialogue et statut de l’opposition politique en Côte d’Ivoire : Les propositions de LIDER

313984_207676839291867_183187561740795_589061_5528276_n.jpgLes 27 et 28 avril 2012, à l’invitation du gouvernement, Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) a pris part au conclave de relance du dialogue politique Gouvernement / Opposition à Grand Bassam, dont les travaux ont été sanctionnés par un communiqué final signé par tous les participants.

 

L’une des principales décisions du conclave de Grand Bassam a été la mise en place d’un cadre permanent de dialogue (CPD) entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition ayant activement pris part à la rencontre.

 

En date du jeudi 21 Juin 2012, après deux mois de silence total de la part du gouvernement, une réunion a été convoquée au pied levé à la primature par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, lors de laquelle l’absence de propositions de la part du gouvernement quant au suivi et à la mise en œuvre des résolutions du conclave de Grand-Bassam a pu être constatée.

 

Face à l’inertie gouvernementale et au défi de la cohésion sociale qui attend d’être relevé par toute la classe politique, LIDER, conformément à son rôle d’opposition républicaine, prend l’initiative de proposer un chronogramme d’activités portant sur les points ayant faits l’objet d’accord au conclave, ainsi qu’un projet d’organisation du statut de l’opposition en Côte d’Ivoire.

 

LIDER estime en effet qu’il est urgent pour les partis politiques ivoiriens de sortir des atermoiements et de la bipolarisation conflictuelle continue de la vie politique, de se montrer responsables aux yeux des populations et de répondre favorablement à leur besoin de paix, nécessaire pour construire le mieux-être tant espéré.

 

A. Le chronogramme

 

L’objectif du chronogramme est d’inscrire les activités du cadre permanent de dialogue dans un délai précis et raisonnable, de sorte à aboutir à des décisions ou à des projets de lois.

 

Le présent chronogramme doit favoriser l’examen de tous les points d’accord dans un délai d’un an, afin d’achever leur traitement, au plus tard en avril 2013.

 

Ainsi, conformément aux dispositions du conclave, LIDER suggère que la prochaine réunion du cadre permanent de dialogue se tienne le 2 juillet 2012, afin de traiter les points suivants :

 

-Mise en place et adoption du secrétariat administratif permanent du cadre permanent de dialogue ;

-Discussion et adoption du chronogramme de travail du cadre permanent de dialogue ;

-Discussion et adoption du mode de composition et de travail des commissions ;

-Mise en place des commissions.

 

B. Le projet d’organisation du statut l’opposition

 

Compte tenu de la situation sécuritaire précaire qui entraine chaque jour son lot de pertes de vies humaines et de destructions de biens, au regard de l’atmosphère sociopolitique délétère, de l’augmentation du chômage, de l’explosion du coût de la vie, de la détérioration de la condition de vie des ménages, LIDER, en toute responsabilité, estime nécessaire de faire des propositions constructives pour permettre à la Côte d’Ivoire de bénéficier, sous la forme d’un Statut de l’opposition politique qui devra faire l’objet d’une loi, d’un cadre institutionnalisé clair et équilibré de dialogue entre le gouvernement et l’opposition.

 

Ce statut formel de l’opposition en Côte d’Ivoire, dont le principe a été accepté lors du conclave de Grand-Bassam, est un des éléments clé de l’avancée démocratique qui permettra de sortir la Côte d’Ivoire et ses citoyens du gouffre économique, social et politique dans lequel ils sont maintenus depuis trop longtemps et qui s’est aggravé de façon exponentielle à l’issue de la crise postélectorale.

 

C’est ce projet de statut de l’opposition, essentiel à la reconstruction de la confiance et de la cohésion nationale, que LIDER soumet aujourd’hui pour discussion à l’attention des membres du CPD et porte à la connaissance de l’opinion publique.


Fait à Abidjan, le 24 juin 2012

 

La Direction du Parti

Liberté et Démocratie pour la République

 



Le chronogramme et le projet de statut de l’opposition politique en Côte d’Ivoire proposés par LIDER sont à télécharger en cliquant ICI

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08/06/2012

EXCLUSIF : Calixthe Beyala accusée de "recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux" par la justice ivoirienne

cb.jpgDans un comùmuniqué parut ce soir,la justice ivoirienne accuse Calixthe Beyala accusée de "recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux". Selon le communiqué du parquet d'Abidjan  "Les résultats partiels des investigations menées dans des banques de la place révèlent que les 14, 15 et 17 Décembre 2010, en pleine crise postélectorale, cette femme a perçu, sur ordre de Mme Appiah-Ehouman Bertine, fille de Mme Simone Gbagbo, les sommes respectives de 49.941.830 FCFA, 6.697.044 FCFA, 39.692.264 FCA et 39.692.264 FCFA soit la somme totale de 134.471.185 CFA, pour le règlement de prétendus «droits d’auteur »".

Communiqué du parquet d’Abidjan: le point sur les mandats d’arrêt internationaux et les infractions

Le parquet d’Abidjan informe le public de ce que les investigations en vue de faire aboutir les enquêtes ouvertes suite à la crise postélectorale se poursuivent. Comme précédemment indiqué, l’enquête est subdivisée en trois volets.

I- LES INFRACTIONS A CARACTERE ECONOMIQUE
Après audition de 61 personnes, une information judiciaire a été ouverte. 28 personnes ont été inculpées et placées en détention préventive. 12 (douze) parmi elles ont été mises en liberté provisoire.
Il convient de préciser également que 24 personnes font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. Celui décerné contre MOISE LIDA KOUASSI a été exécuté positivement par les autorités judiciaires Togolaises.
Par ailleurs, le Juge d’Instruction vient de transmettre au Ministère de la Justice une commission rogatoire destinée aux autorités judiciaires françaises aux fins d’inculpation de dame CALIXTHE BEYALA, pour des faits de recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux.
En effet, les résultats partiels des investigations menées dans des banques de la place révèlent que les 14, 15 et 17 Décembre 2010, c'est-à-dire en pleine crise postélectorale, cette femme a perçu, sur ordre de madame APPIAH née EHOUMAN BERTINE, fille de Madame SIMONE Gbagbo, les sommes respectives de 49.941.830 F CFA, 6.697.044 F CFA, 39.692.264 FCA et 39.692.264 F CFA soit la somme totale de 134.471.185 C FA, équivalant à 205.000 Euros, pour le règlement de prétendus «droits d’auteur ».
Il est bon de signaler que ces fonds ont été prélevés sur des comptes logés à la Banque pour le financement de l’Agriculture (BFA) et appartenaient à la Compagnie Ivoirienne de Crédit et d’Epargne (CICE) dirigée par Madame APPIAH.
Lesdits fonds ont été versés sur des comptes domiciliés dans des banques Européennes.

II- LES INFRACTIONS CONTRE LA SURETE DE L’ETAT
Concernant cette catégorie d’infractions, 6 personnes ont été inculpées le 24 Mai et placées en détention préventive, portant ainsi le nombre de personnes inculpés à 70.
En outre, le juge d’Instruction a procédé à l’interrogatoire au fond des inculpés AFFI N’GUESSAN et MICHEL GBAGBO.

III- AU TITRE DES CRIMES DE SANG
Après audition de 12.159 personnes, trois informations ont été ouvertes depuis le 6 février 2012.
Ces informations judiciaires suivent leur cours.

A- LE CAS DE L’ENLEVEMENT DE LA SEQUESTRATION ET L’ASSASSINAT DE MONSIEUR YVES LAMBELIN ET DE SES COMPATRIOTES
Une nouvelle personne a été inculpée cette semaine, ce qui porte à 27, le nombre des personnes inculpées et placées en détention préventive dans cette procédure.
En outre, 03 personnes font l’objet de Mandats d’Arrêt.

B- SUR L’ENLEVEMENT, LA SEQUESTRATION ET L’ASSASSINAT DU COLONEL MAJOR DOSSO ADAMA
05 individus ont été inculpés et placés en détention préventive.
Pour toutes ces procédures, les juges d’Instruction ont commencé à se rendre à l’intérieur du pays pour procéder aux interrogatoires au fond des personnes y détenues.

P/LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
LE SUBSTITUT
Mme COULIBALY Habiba
Porte Parole

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03/06/2012

Bilan de l'an Un de Ouattara : ''Promesses, désillusions et perspectives.''

''Promesses, désillusions et perspectives.'' Tel est le thème du séminaire organisé, le 1er mai dernier, à l’Hôtel Ivoire par Lider, la formation politique dirigée par Mamadou Koulibaly, ex-Président de l’Assemblée nationale. Il dressait le bilan du pouvoir Ouattara, après un an d’exercice.

De l’action politique, institutionnelle et sociale ; au plan économique et financier, il en ressort que tous les indicateurs sont au rouge.

Télécharger l'intégralité du bilan

 Bilan politique et institutionnel

 «Il ne suffit pas de vivre ensemble, mais de savoir vivre ensemble. Un an après, la tendance nette qui se dégage, est négative», soutient Mohamed Sylla, délégué national aux réformes institutionnelles et politiques au terme de son exposé. Sur ce chapitre, le séminaire a fait remarquer que la violation permanente de la Constitution ivoirienne est le jeu favori d’Alassane Dramane Ouattara

Le pouvoir d’Etat géré par un clan et la famille

«Le pouvoir est géré par un clan. Le frère cadet de Ouattara, Téné Birahima est ministre des affaires présidentielles, il est le directeur des affaires administratives et financières (Daaf) et il est le trésorier du Rdr. La caisse de l’Etat et la caisse du Rdr sont mélangées. La femme de Ouattara est présidente de la commission de lutte contre le travail des enfants et Ouattara est lui-même président et ministre de la Défense alors qu’il est le chef suprême des armées».

Au niveau de l’éducation

Lider a rappelé que la fermeture des Universités de Cocody et Abobo-Adjamé est considérée comme un génocide intellectuel. Selon les exposants, Ouattara qui avait promis la gratuité de l’école a curieusement augmenté les frais d’inscription au secondaire passant de 5000F à 6000F avec les faveurs faites à Celpaid, structure d’un membre du gouvernement et militant du Rdr. Ils ont déploré le recrutement des enseignants contractuels formés en 10 jours seulement pour enseigner au secondaire, avec une rémunération de misère, sans passer par l’ENS. Cette pratique participe à rabaisser le niveau de la formation des élèves.

Lire l'intégralité du bilan

 

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