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21/05/2012

Mamadou Koulibaly:"Sous Ouattara, la Côte d’Ivoire va très mal"

Après un an d’exercice du pouvoir suprême, à la tête de l’Etat, Alassane Ouattara a-t-il réussi son pari de stabiliser la Côte d’Ivoire et de la remettre sur les rails ? Qu’en est-il du chômage, de la sécurité, de la justice, de l’équité, du favoritisme, du sectarisme ? Où en est exactement la réconciliation nationale ? Le savoir-faire du chef de l’Etat en matière de gouvernance et de gestion, est-il contesté alors qu’il devrait avoir le satisfecit de toute l’opposition ? Pour répondre à ces questions, nous avons demandé au président de LIDER, le professeur Mamadou Koulibaly de dire ce qu’il en pense. Président de la précédente Assemblée nationale alors qu’il était vice-président du FPI, le parti de Laurent Gbagbo, l’agrégé des sciences économiques est tout sauf un démagogue. Il a le mérite de sortir des vérités sans se soucier des qu’en dira-t-on. Dans cette interview, le président Alassane Ouattara en prend pour son grade. Pour le chef de LIDER, il n’a strictement rien fait en un an. Démonstration à l’appui. La France ne trouve pas non plus grâce à ses yeux, qu’elle soit sarkozyste ou hollandiste. Koulibaly bouscule tout et nous fait dire à AFRIQUEDUCATION qu’il est un empêcheur de tourner en rond, tel qu’on en voudrait dans chaque pays africain.

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17/05/2012

La problématique de l’opposition en Côte d’Ivoire

Le rôle de l’opposition pourrait être de compter les fautes commises par Ouattara et son gouvernement RHDP mais chaque échec des gouvernants représenterait alors des misères et des injustices dont la victime reste le peuple de Côte d’Ivoire. Une opposition responsable ne peut pas avoir comme programme unique de tout mettre en œuvre pour que le gouvernement échoue. Cela n’empêche pas la critique des politiques, mais cette critique doit s’accompagner de propositions. Au-delà, le rôle de l’opposition est de veiller à ce que les dirigeants n’abusent pas de leur pouvoir pour opprimer les populations.

 

 L’opposition existe-elle dans notre pays ? 


Après la débâcle électorale des présidentielles et des législatives, les forces précédemment rassemblées dans le CNRD et qui sont allées aux élections sous le label LMP ont éclaté, sans doute faute de ne plus avoir de président, ni de majorité, ni de rêve, ni de courage. Pendant dix ans, il n’y a eu aucune cohérence d’ensemble dans ce bloc, le chef de l’époque préférant diviser les siens pour mieux régner sur eux. Ces coalitions tenaient  dans la seule perspective électorale et n’avaient ni statuts officiels, ni organisations opérationnelles permanentes. Elles ont donc volé en éclats après les élections présidentielles et la crise qui s’en est suivie. Aujourd’hui, elles ne constituent plus une opposition homogène.  

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16/04/2012

Dialogue politique: LIDER invité à un conclave par le gouvernement

L’on pourrait se réjouir du courrier reçu le 13 avril 2012 par LIDER: Il s’agit d’une invitation du premier ministre Jeannot Ahoussou conviant le Président du parti ainsi que quatre de ses membres à un conclave prévu à Grand Bas-sam les 27 et 28 avril pro-chains autour de la reprise du dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition. Aussi surprenant que cela puisse paraître, neuf mois après sa création, c’est la première fois que le gouvernement semble prendre connaissance de l’existence de LIDER. Mieux vaut tard que jamais.

Cependant, la missive du premier ministre soulève quelques interrogations qu’il serait utile de clarifier rapidement. D’une part, la désignation des participants au conclave semble avoir été un peu confuse: il apparait en effet que certaines formations politiques ont été invitées aussi bien en tant qu’entités individuelles qu’en tant que plate-forme commune. Un autre élément mérite d’être éclairci par l’organisateur: Les termes de référence du conclave définissent les objectifs comme suit: convenir des modalités, du chrono-gramme et des participants au dialogue ainsi que l’adoption des points devant faire l’objet de négociations.

Abidjan .net - L'intelligent d'Abidjan.pngLe même courrier établit pourtant que les participants et le chrono-gramme du conclave ont déjà été fixés. Comment expliquer cela? Enfin, il y a plusieurs données qui demeurent en suspens et qui gagneraient à être précisées: les 23 participants de la partie gouvernementale sont-ils décisionnaires et les résolu-tions auront-elles «autorité de la chose jugée» ou les conclusions des entretiens devront-elles encore être soumises à l’approbation du chef de l’Etat, du gouverne-ment et éventuellement des partis politiques qui consti-tuent le RHDP?

LIDER, qui s’est positionné comme principale formation d’opposition de par ses idéaux, la force de ses propositions, son audace et sa courtoisie, salue la volonté du gouver-nement de prendre enfin ses responsabilités en engageant un dialogue avec les partis de l’opposition et souhaite que le processus enclenché soit honnête, transparent et à la hauteur des attentes des Ivoiriens. Le parti au flam-beau marque son entière disponibilité pour participer au processus d’élaboration d’un cadre viable pour le dialogue politique, qui sera un premier pas vers la nor-malisation et le retour à l’état de droit.

Par principe, LIDER, pour qui le respect des résultats de consultations électorales est primordial, est fondamentalement contre les gouvernements d’union. En effet, ce type de solution hybride, malheureu-sement typique en Afrique, ne tient pas compte du choix des électeurs et impose à ces derniers des program-mes dénaturés et dilués sans rapport avec ceux qui leur avaient été proposés. Les gouvernements d’union contribuent surtout à faire disparaître l’opposition, qui ne peut plus se prévaloir de ce titre puisqu’elle participe et devient comptable de l’ac-tion gouvernementale. Or, l’opposition a un rôle crucial à jouer dans toute démocratie qui se respecte: celui de contre-pouvoir, de surveil-lance critique de l’action gouvernementale. Elle représente la possibilité d’une alternance politique et du renouvellement de la classe politique pour les popula-tions insatisfaites du pouvoir en place.

LIDER entend jouer pleinement ce rôle essentiel et se rendra donc à Grand-Bassam pour proposer des approches novatrices pour l’établissement du ca-dre institutionnel du dialogue politique en Côte d’Ivoire.

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