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25/07/2011

La responsabilité de la classe politique devant l’opinion publique,Critique de La Déconfiture de la Refondation

"Je voudrais qu'ils eussent des raisons claires et des arguments qui portent conviction" , La Bruy.

LA DECONFITURE DE LA REFONDATION - L'Ivoirien 2.0, Le Blog de Mohamed Radwan.png
Le 16 Juin 2010 j’écrivais La déconfiture de la Refondation .En effet, à l'initiative de la convention de la société civile Ivoirienne, en partenariat avec la National Democratic Institute (NDI) et Friedrich Ebert Stifung (FES), il s'etait tenu du mercredi 2 juin au vendredi 5 juin 2010,un colloque national sur la démocratie en Côte d'Ivoire. Thème retenu: " Bilan, enjeux et perspectives de la démocratie en Côte d'Ivoire après vingt ans de multipartisme ".

Exposant sur la " Responsabilité de la classe politique devant l'opinion publique", le Professeur Mamadou Koulibaly, Président de l'Assemblée Nationale et alors membre de la haute direction du Front populaire Ivoirien, s’était prononcé sur la situation de crise du pays.

Au moment ou la démission de Koulibaly fait encore des vagues, parmi ceux qui affirment sans se convaincre eux même, en tentant dans de veines tentatives de présenter ce texte comme une sorte de pamphlet contre la personne de Laurent Gbagbo lui même,il est nécessaire de porter la contradiction en mettant chacun face à ses responsabilités.Par delà les positions inconsciemment opportunistes,il faut se plonger dans la lecture et la compréhension de ce texte,en entier.Cette facilité qui consisterais à retenir des "morceau choisis" pour les interpréter hors de leur contexte historique et intellectuel relève de cette pratique de quelques observateurs de la vie politique ivoirienne qui consiste à penser que le parcours et la vision d'un homme politique doit être figée,immobile auquel cas elle est traitrise.Il faut donc leur dire que cela relève plutôt de la pratique de politiciens qui sont plus portés par leurs ambitions que leurs convictions.On peut reprocher à Koulibaly ce qu'on veut,mais son passé reste entier et parlant.

Nul besoin d’objection de conscience,parce que toute l’histoire du contrôle de l'opinion se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi. Les ivoiriens sont suffisamment mûres et exigeants pour voir et comprendre le sens de la destinée de leur pays!

Je vous invite donc, dans l'optique de vous faire une idée plus juste et complète de ce qui a toujours été la la conviction de Koulibaly,la lecture de la Responsabilité de la classe politique devant l'opinion publique.

Lire la version complète

Introduction

"La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire."
Abbé Pierre (Servir)

Une opinion est un jugement personnel que l’on donne sur un fait ou sur une
personne. L’opinion publique est donc le jugement que porte une population sur
des personnes, des situations ou des faits à un moment donné. Les sujets concernés
peuvent être particuliers ou généraux. L’opinion publique n’est donc ni l’opinion
des personnes publiques (hommes politiques, stars du showbiz et autres), ni
l’opinion du secteur public d’un pays que l’on opposerait au secteur privé.
L’opinion publique, par définition donc, sera constituée de préjugés, de croyances,
de rumeurs, de ragots mais aussi de valeurs et de convictions.
Retenons que l’opinion publique est l’ensemble des opinions privées qui jugent les
affaires publiques. Elle est hétérogène. Elle n’est pas unanime. Elle est
cacophonique avec ses contradictions et ses intérêts partisans. C’est cette multitude
qui garantit l’indépendance de l’opinion publique vis-à-vis des forces politiques et
sociales qui ont la prétention de la faire, de la contrôler ou de l’influencer.
L’opinion publique doit se réfugier dans les circuits de la propagande quant un
autocrate essaie d’imposer son seul point de vue au nom de tous, phagocytant ainsi
la pensée du groupe. Ce contexte conduit généralement l’opinion publique à la
clandestinité, à la contestation, voire à la violence. Les médias et certaines
personnes ou institutions qualifiées de leader d’opinion tentent également
d’influencer la formation de l’opinion publique en manipulant ses forces et ses
faiblesses dans l’accomplissement de leurs ambitions.
La classe politique, quant à elle, est constituée de personnes qui consacrent tout ou
partie de leur temps à l’activité politique. Il s’agit de véritables entrepreneurs
politiques qui investissent du temps, des ressources financières et humaines pour
produire des politiques publiques censées répondre à la demande de changement
social. Ces personnes s’organisent en parti politique en vue d’accéder à la gestion de
l’Etat et d’employer les attributs de la puissance publique, instrument pour
défendre et promouvoir les intérêts collectifs. L’Etat n’est pas l’entièreté de la
société, il n’est qu’une institution parmi d’autres, même si sa valence est
relativement plus forte que celle des autres parmi lesquelles figurent la famille,
l’entreprise, l’association, le groupement religieux, qui sont eux aussi des lieux de
libre expression et de libre production de certains biens et services en concurrence
ou en entente avec l’Etat. Cependant, l’Etat a le monopole de la force publique. Les
différentes autres institutions, constituant la société civile, forgent, elles aussi,

l’opinion publique. Leur degré de liberté permet de mesurer le degré de démocratie
et de civilisation des Etats, des pays et des peuples.
Dans les démocraties avancées, la meilleure répartition des pouvoirs entre l’Etat et
les autres institutions suit le principe de subsidiarité selon lequel les sociétaires
octroient volontairement à l’Etat une part de leur indépendance. En effet, dans un
processus de démocratisation ce n’est pas à l’Etat de céder des parts de liberté aux
populations. Il y a cependant quelques exceptions à cette règle dans le cas
notamment des régimes autocratiques dans lesquels l’Etat s’est octroyé la totalité
des libertés et traite les populations comme des serfs irresponsables. Lorsque ces
régimes s’engagent dans un processus démocratique, le transfert des libertés se fait
bien de l’Etat vers les populations. L’exclusion de la force, la garantie des libertés
et de la concurrence libre sont le véritable terreau de la prospérité. Le rôle de l’Etat,
dans un contexte libéral, se limite à déterminer le cadre institutionnel le plus
propice à l’exercice et à la sauvegarde des libertés de chaque citoyen.
La classe politique est constituée de l’ensemble des hommes et des femmes qui se
lancent dans l’entreprise politique en vue de la conquête du pouvoir d’Etat. Plus il y
a de collusion entre eux, moins l’Etat est bien géré. Seule la libre concurrence peut
conduire à la prospérité. Chaque parti politique doit définir un projet de société qui
sera financé par des fonds publics donc par un effort général des populations. Ce
programme de gouvernement devra répondre aux attentes et aux rêves des
populations. Un contrat fondamental existe donc entre la classe politique et les
populations. Ces dernières consentent des sacrifices pour mettre en place et faire
fonctionner leur Etat. Elles acceptent la libre concurrence au sein de la classe
politique pour attribuer la gestion de l’Etat aux meilleurs entrepreneurs politiques.
Cette confiance et ces sacrifices exigent, qu’en retour, la classe politique rende des
comptes devant l’opinion.
La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes en toutes circonstances et
quelles que soient les conséquences. La responsabilité est le corollaire de la liberté
et elle exige de prendre des risques mesurés. Avoir des responsabilités, être
responsabilisé implique que d’autres aient confiance en vous et vous respectent. La
responsabilité se décline sous plusieurs formes. On parle souvent de responsabilité
politique lorsque les hommes politiques se comportent avec honneur et s’imposent
l’obligation de quitter leurs fonctions lorsque ceux qui les ont mandatés perdent
confiance en eux et ne les respectent plus. La responsabilité pénale, elle, impose
l’obligation de répondre des infractions commises et de subir les peines prévues par
les textes qui les répriment. La responsabilité civile fait, elle, obligation de réparer
les dommages causés à autrui. La responsabilité sous toutes ses formes fait
obligation de rendre compte à l’autorité qui nous investit. Le responsable est donc
comptable devant un souverain.
La question qui sera traitée au cours de cette conférence est celle de savoir quelle
responsabilité la classe politique a devant l’opinion publique ? Cette question en
entraîne plusieurs autres telles que : comment se présente la responsabilité des

hommes et des femmes politiques devant l’opinion publique ? La classe politique
est-elle responsable devant l’opinion publique ? Ces questions nous renvoient à
celle de la responsabilité en général de la classe politique. Le fond est complexe,
mais nous l’aborderons sous deux aspects. D’abord, nous analyserons l’idée que la
classe politique se fait de sa responsabilité vis-à-vis de l’opinion publique, ensuite
nous aborderons la vision que l’opinion publique a de la responsabilité de la classe
politique. Dans la première analyse, le souverain devant lequel la classe politique
rend compte est sa propre conscience et dans ce cas la responsabilité est morale.
Dans la seconde approche, le souverain est extérieur et se présente sous la forme de
groupes sociaux. La responsabilité est soit politique, soit délictuelle, civile,
administrative ou environnementale.
Selon les leçons que nous tirerons de ces deux démarches, nous aborderons la
question de savoir « que faire ? » Qui nous conduira à la problématique de
l’éducation à la responsabilité tant de la classe politique que de l’opinion publique

Abidjan, le mercredi 2 juin 2010 à la rotonde le l'Assemblée Nationale

21:06 | Commentaires (2) |  Facebook | | |

24/07/2011

Stratégies libérales de sortie de crise en Côte d'Ivoire:Plus de liberté pour émerger !

29800_117413584958671_100000700896085_151241_7687351_n.jpgIl est de bon ton, en Afrique ou ailleurs, de considérer parfois l’Afrique comme un continent destiné à rester à l’écart du développement, avec le plus de PMA (Pays les moins avancés), comme s’il y avait là une fatalité. La science économique comme l’expérience montrent au contraire que l’Afrique toute entière a de nombreuses raisons d’espérer, à condition que ses dirigeants comme ses populations ouvrent les yeux sur l’évidence économique.

La première évidence, c’est que l’Afrique se développe déjà, avec une croissance économique, selon le FMI comme la Banque mondiale, deux à trois fois plus forte que celle de la vieille Europe, ce qui contribue à réduire les écarts ; mais il est vrai que d’autres régions du monde, en Asie avec la Chine ou l’Inde, en Amérique latine avec le Brésil, se développent plus vite que l’Afrique : ce sont les fameux pays émergents. L’Afrique peut donc mieux faire, elle a pour cela le capital humain nécessaire, puisque la vraie richesse d’une économie, ce sont les hommes et le premier investissement, c’est l’investissement en capital humain, c'est-à-dire l’éducation.

La nécessité de construire un état de droit

Pourquoi l’Afrique a-t-elle alors une croissance deux fois plus faible que celle des pays émergents ? S’il est permis à un observateur extérieur de le dire, l’Afrique a tous les atouts en mains, mais elle est malade de la politique. La première maladie, on le voit bien dans un pays comme la Côte d’Ivoire, mais aussi dans beaucoup d’autres, c’est l’absence d’état de droit, c'est-à-dire d’une situation où le pouvoir appartient à la loi, la même pour tous, et non aux décisions arbitraires des hommes politiques, même légitimement élus. L’état de droit signifie l’absence de violence, non seulement d’affrontements entre pays ou internes à un pays, mais aussi le respect des personnes et des biens. L’état de droit, c’est le respect des droits fondamentaux des personnes et d’abord des droits de propriété et des contrats librement signés et c’est la fin de la corruption impunie. Qui peut imaginer un processus de développement si les contrats ne sont pas respectés, ni les propriétés ? Tous les grands économistes, dont de nombreux prix Nobel, savent le rôle central joué dans le développement par des institutions stables favorisant la liberté d’action. Ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les mauvaises institutions. L’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier ne connaitront de développement durable que lorsque l’état de droit sera pleinement instauré, et avec lui une paix civile totale et un respect des biens légitimement gagnés par l’activité de chacun.

La force du libre-échange pour rompre avec l’illusion de l’aide internationale

Le deuxième élément, c’est la liberté des échanges. L’Afrique ne doit pas craindre le libre commerce ; le craindre, ce serait nier ses propres atouts. Ce n’est pas une question de ressources naturelles, et l’exemple de pays comme la Corée du sud ou la Chine montre que le commerce, comme l’avait dit le Président Clinton, est la meilleure forme d’aide ; les pays émergents sont tous des pays ouverts aux échanges, alors que ceux qui ont cru se protéger en fermant les frontières s’enfoncent dans la misère. Il ne faut pas craindre le vent du grand large. On sait que l’aide publique est une illusion, qu’elle se perd dans les rouages bureaucratiques, qu’elle atteint rarement son but et qu’elle transforme celui qui la reçoit en assisté. L’homme libre est celui qui fait valoir ses propres atouts.

Un Etat minimum pour l’épanouissement de l’individu


Mais cela nécessite un troisième élément, et là encore le frein politique est important : pour que les habitants donnent le meilleur d’eux-mêmes, il faut les laisser libres de le faire. Il n’y a aucune fatalité du sous-développement, qui serait liée à un continent particulier ; pensez cela est une forme de racisme. Chaque peuple a des atouts spécifiques, et le fond de la nature humaine, au-delà des légitimes différences culturelles, est le même partout. L’homme donne le meilleur de lui-même quand il est libre de le faire et quand il recueille les fruits de ses efforts. Or le jeu politique consiste avant tout à croire que l’Etat sait mieux que les citoyens ce qu’il faut faire. C’est l’inverse qui est vrai. Qui sait mieux que chacun de nous ce qui est bon pour nos familles ? Qui empêche la libre créativité humaine, celle des entrepreneurs, des épargnants ou des salariés, sinon l’Etat ? Il n’y a pas besoin des directives de l’Etat pour que les entrepreneurs comprennent que ce qui leur rapportera le plus, c’est ce dont les gens ont besoin ! Adam Smith avait déjà compris que ce n’est « pas de la bienveillance du boulanger, du boucher ou du brasseur que j’attends ma nourriture, mais du fait qu’ils poursuivent leur propre intérêt ». Pas besoin de l’Etat pour dicter à chacun sa conduite.

D’ailleurs, les fameux indices de liberté économique montrent que ce sont les pays les plus libres qui se développent le plus vite et que restent en arrière ceux qui ont un Etat omniprésent, un secteur public pléthorique, une absence de liberté des prix et des marchés, des réglementations étouffantes. Tous les hommes peuvent devenir créateurs, à condition qu’on les laisse libre. Et la liberté est la condition de la responsabilité : dans un pays libre, chacun subit les conséquences de ses actes.

Sans entrer dans des polémiques historiques, il faut reconnaitre que le colonisateur a laissé souvent un mauvais héritage et un mauvais exemple, celui d’un Etat omniprésent et centralisé, le fameux colbertisme et jacobinisme à la française. Si la Côte d’Ivoire et les pays africains veulent s’en sortir, il faut qu’ils abandonnent ce mauvais modèle et se tournent vers un Etat plus décentralisé, mais qui assume pleinement ses fonctions régaliennes, à commencer par l’ordre et la justice.

L’Afrique a-t-elle un avenir ? Absolument et elle sera le continent émergent de demain, si elle devient le continent de la paix et de la liberté.

Jean-Yves Naudet
Professeur à l’Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III) et directeur du Centre de recherches en éthique économique. Egalement membre du collège des personnalités qualifiées d’Audace Institut Afrique.

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18/07/2011

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