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04/07/2011

Côte d’Ivoire:Les forces nouvelles prises au piège de la CPI?

Le porte-parole des forces nouvelles, Sidiki Konaté s’est opposé samedi à des enquêtes de la Cour Pénale Internationale sur la crise armée qu’a connue le pays depuis son déclenchement en 2002.

« Les enquêtes doivent être menées à partir des vraies origines de la crise se situent à partir de la période où Laurent Gbagbo a refusé de se plier au verdict des urnes », a-t-il souhaité lors d’un meeting dit de réconciliation dans la ville natale de l’épouse du Président Gbagbo.

Une mission de la CPI séjourne depuis le 28 juin afin de préparer le terrain en vue d’éventuelles enquêtes sur les allégations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis durant la période post-électorales.

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Un appel à témoin a été lancé depuis le 16 juin par le bureau du Procureur de la CPI. Selon certaines indiscrétions, plusieurs témoins souhaiteraient un élargissement de la période sur laquelle porteront les investigations.

Il faut rappeler que la situation en Côte d'Ivoire faisait l'objet d'un examen préliminaire du bureau du Procureur de la CPI depuis 2003,même si aucune enquête n'avait été officiellement ouverte par la juridiction.En effet, la Cour a compétence à l’égard de la situation en Côte d’Ivoire en vertu d’une déclaration que le Gouvernement ivoirien a déposée le 1er octobre 2003 au titre de l’article 12‐3 et par laquelle il accepte la compétence de la Cour à partir du 19 septembre 2002.Au lendemain des événements de septembre 2002 qui avaient conduit à l'implosion du pays, la crise ivoirienne avait notamment fait l'objet d'un rapport accablant d'une Commission d'enquête mandatée par les Nations unies, qui mettait en exergue les "nombreuses violations des droits de l'homme, du droit international humanitaire ainsi que des actes constitutifs de crimes contre l'humanité" perpétrés en Côte d'Ivoire.


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La CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre des auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l`humanité et de génocides commis depuis 2002.
De nombreuses exactions ont été commises sur les populations vivant dans le centre, le nord et l’ouest du pays par les hommes de Ouattara. Le Procureur Ocampo avait déjà affirmé que "toute violence massive pendant les élections" équivaudrait à "un billet pour le tribunal de La Haye". Mias les ivoiriens ne se font aucune illusion face à une justice internationale qu’ils considèrent comme étant aux ordres des grandes puissances.Les mandats d'arrêts contre El Béchir et Khadaffi auront fins de convaincre que la CPI est plus épouvantail du Conseil de Sécurité de l'ONU contre les petites États récalcitrants plutôt comme une véritable Cour de Justice.
La CPI est donc attendu au tournant pour confirmer la méfiance des uns et des autres ou alors les infirmer.Osera t-elle inculper les chefs de guerre de la rébellion ivoirienne (qui font maintenant figure de bande de robins des bois) voire Ouattara lui même dont les hommes se sont rendus coupables de graves exactions et génocide ou alors se contentera t-elle de jeter l’opprobre sur les vaincus du 11 Avril 2011 ?

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22/06/2011

FPI: le refus de l’opposition

Le sociologue Alfred Sauvy écrivait en 1978 dans La tragédie du pouvoir que « la démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser ».

mamkoul45.jpgCe principe démocratique explique le nécessaire antagonisme entre pouvoir et opposition politique; il attribue à l’opposition une place bien distincte de celle tellement méprisée sous nos tropiques, qu’elle est devenue le souffre-douleur de ceux qui tiennent, le temps d’un quinquennat, les rennes du pouvoir.

En Côte d’Ivoire, le paysage politique redessiné depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo a plongé le Front Populaire Ivoirien (FPI) dans une posture d’opposant qu’il n’avait pas envisagé et qu’il refuse toujours d’accepter. La manifestation de ce désenchantement est visible à travers la recherche effrénée d’un “coupable”, d’une personne à qui l’on pourrait attribuer, en dehors du couple Ouattara-Sarkozy, la responsabilité des déboires actuels du régime déchu.

Et puisqu’il s’offre en pâture, l’énigmatique Mamadou Koulibaly fera l’affaire! Le Président de l’Assemblée Nationale, depuis qu’il a affiché ses positions pour le moins controversées sur les raisons de la chute du régime Gbagbo, ne voit passé un seul jour sans qu’il ait droit à cette hystérie passionnelle de nombre de sympathisants “éclairés” du FPI, qui se lancent dans les supputations fébriles et ethnicistes d’un militantisme de tranchée dont l’efficacité reste d’ailleurs à démontrer.

Pendant ce temps, les vrais enjeux demeurent: quelle opposition au Rassemblement des Houphouétistes (RHDP) le FPI compte-t-il mettre en place? Quelles réflexions critiques les sympathisants du FPI se proposent-ils de mener, afin de finalement entamer leur rôle d’opposants dans la nouvelle arène politique nationale? Ces questions ne trouvent aucune réponse au temps T. En lieu et place, on s’abreuve d’accusations, de condamnations et de rumeurs, dont la plus récente annonce, et ce, pour la énième fois depuis 2007, le départ de Mamadou Koulibaly du FPI.

Et alors? Si Mamadou Koulibaly s’en va, et alors? Si même Mamadou Koulibaly est passé, en un temps record, du stade de faucon du FPI, adulé pour sa droiture et son courage, à celui de pauvre traitre vomis par la base, et alors? Où va le FPI avec cette chasse interne aux sorcières qui s’excuse d’autocritique et de questionnement sur le présent et le futur du parti, en l’absence physique de Laurent Gbagbo?

Nulle part. D’ailleurs, le cafouillage actuel au sein du FPI n’est pas sans rappeler, ironiquement, celui d’un autre mouvement de gauche, le Parti Socialiste (PS) français. Depuis sa défaite à la présidentielle de 2007, le PS s’est embourbé dans une débâcle d’envergure nationale, animée de guéguerres personnelles et de trahisons idéologiques, que même l’élection de Martine Aubry en 2008 n’aura pas totalement réussi à éteindre et que l’affaire Strauss-Kahn est venue ranimer.

Et pourtant, en démocratie, l’opposition est censée émettre des critiques constructives, exposer les limites de l’action gouvernementale et proposer des solutions concrètes déclinées en un projet de société viable. Etant donné qu’elle aspire au pouvoir, sa vocation première est d’élaborer et de diffuser des propositions dans chacun des domaines de la vie nationale, dans lesquelles le citoyen lambda peut se retrouver.

Jouer ce rôle serait-ce donc trop demander à ceux qui, il y a à peine trois mois de cela, n’envisageaient même pas la possibilité pourtant réelle de perdre le pouvoir? Apparemment si: voir les sympathisants du FPI se contredire dans des desideratas malsains et s’engager dans des courses-poursuites contre les “traitres”, est un spectacle des plus tristes et un aveu silencieux d’immaturité politique.

Ainsi, ne sachant plus comment survivre dans l’opposition, le FPI choisi de vivre d’opposition
. Comment? En privilégiant la dénonciation des abus du camp Ouattara au lieu de l’élaboration d’une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir. En s’opposant à tout et à rien, aux hommes, aux idées, aux projets, sans offrir une once intelligible de solutions concertées. En risquant, ce faisant, de saper les fondamentaux les plus crédibles de sa mission socialiste.

Et pourtant l’opposition, comme la nuit, offre l’occasion du regroupement et de la réflexion. Loin de la gestion des affaires, l’opposition est le moment opportun de l’autocritique réfléchie qui permet à un mouvement de se ressourcer, de se réhabiliter, voire de se modifier, afin de préparer le lendemain politique avec sérénité.

Ce n’est pas Laurent Gbagbo qui dirait le contraire, lui qui à l’époque où la presse du parti unique le qualifiait d’”éternel opposant”, adoptait une attitude bien moins puérile que le pleurnichement à outrance de ses actuels sympathisants. Non. Laurent Gbagbo s’activait, travaillait, parcourait la Côte d’Ivoire, officiellement ou clandestinement, se créant une base solide, village après village, commune après commune, sur laquelle il savait pouvoir compter au bon moment.

Cette base, aujourd’hui aux devant de la scène militante, saura-t-elle se modeler sur le maitre et s’ériger en un contre-pouvoir crédible? Pour l’heure, les premiers signes sont peu flatteurs. Attendons maintenant de voir si les larmes s’épanchent et si les règlements de compte se meurent.

Une contribution de Fabien D’Almeida,www.penseesnoires.info

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11/06/2011

ADO DESILLUSION,Chronique d'un régime mal parti

ADO DESILLUSION,Chronique d'un régime mal parti


<< La défaite peut se révéler une délicieuse attente quand on sait comment préparer sa revanche. >>,CINCINNATUS,Homme d’État de la Rome antique (-Ve s.)


FireShot capture #007 - 'WWW_GBAGBO_CI __ LIBEREZ LAURENT GBAGBO' - www_gbagbo_ci.jpg


Je regarde toujours avec un certain amusement les cortèges de femmes et d'enfants qui crient a tue tête "AdoSolutions".Trois semaines après l'intronisation de Ouattara et deux mois après l'enlèvement de LG que reste til de la "rebellution" de celui qui était le voisin de Obama(comme si cetai la fin du monde) au dîner de clôture du G8?
Le temps des slogans et des promesses est passé.Les ivoiriens sont impatients de voir Ouattara au travail.Mais entre une situation de non État ou les chefs de guerres font la loi et le vaste cartel qui la porter au pouvoir,la tache du boucher de sindou comme l'appelle très affectueusement les partisans de LG,relève de plus en plus de la gageure et de la farce politique.C'est l'histoire d'un homme qui voulait être chef d’État a tout prix(15 000 morts et un pays a genou) et qui a réussit.Un homme qui dit ne rien devoir a personne sauf aux ivoiriens.

La CROIX ROUGE INTERNATIONALE, AMNESTY INTERNATIONAL et HUMAN RIGHT WATCH,l'ONU,RSF et bien d’autres organisations internationales de défense des droits de l’homme relèvent chaque jour des exactions des milices ouattaristes contres les populations civiles.Pendant ce temps l'économie tourne au ralentit,l'administration patauge encore dans les débris des pillages en règles organisés par les hommes forts du Golf,80% des effectifs des FDS-CI n'ont pas rejoint leurs casernes et leurs unités,les prix des dentées sont toujours aussi élevés.Bref autant dire qu'aucune visibilité ne se profile à l’horizon,le diner au G8 n'aura servit à rien.Dans le même temps il grogne déjà dans les rangs des forces de ouattara lassés d'attendre leur pécule qui n'arrive pas.

Les Ivoiriens épris de paix et de liberté doivent donc raison garder.Ce régime mourra de lui même car bâti sur pillages,assassinats,mensonges et surtout incompétences! Charles de GAULLE disait que "les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs".
Nous sommes aujourd’hui des hommes et des femmes plus exigeants que jamais.Soyons les messagers d’une volonté forte, des Ivoiriens et des Africains porteurs d’une espérance qui ne se démente jamais.

La Côte d’Ivoire nouvelle que remettrons bientôt sur pied ne peut résulter que d’une nouvelle volonté politique commune. Ne pas démissionner devant une pareille tache implique certes un grand effort tant individuel que collectif. Mais cet effort est tout simplement le prix du futur.

15:47 | Commentaires (0) |  Facebook | | |