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04/05/2012

La farce doit cesser !

BEyalax.jpgCalixthe Beyala s’écartant de son domaine d’action privilégié, le plagiat littéraire, s’est donc lancée dans une carrière politique, dans la foulée de son engagement médiatique tonitruant contre les interventions française en Côte d’Ivoire et de l’OTAN en Libye. Nul ne discutera la sincérité de ses positions concernant ces deux évènements ayant fortement ébranlé les français d’origine africaine, les procès d’intention n’étant d’aucune utilité. Cependant le verbatim de l’interview qu’elle a accordé à Christian Musampa dans le cadre de l'émission «Sans détour» démontre sans équivoque ses limites en tant qu’analyste politique et plus encore, la disqualifie en tant que leader auto-proclamé de la communauté afro-française. (1)

Méconnaissance des réalités électorales et démographiques : cadre idéologique du MAF…
 
 
 
Ne craignant pas le ridicule Mme Beyala affirme péremptoirement que c’est l’appel de son groupuscule sans légitimité ni représentativité (le MAF) qui a amené la baisse du score de Jean-Luc Mélenchon. 
On ne peut soutenir et accepter de telles énormités et contresens électoraux lorsqu’on se penche avec attention et sérieux sur les réalités démographique et électorales françaises.
 
 
Il faut remarquer de façon liminaire qu’aujourd’hui n’existent aucunes statistiques officielles permettant de chiffrer avec précision le poids démographique de la composante noire de la population française, une composante qui est loin d’être homogène sociologiquement, ethnologiquement et politiquement. 
La seule enquête portant sur le poids démographique des Noirs de France remonte à 2007 et émane du CRAN. D’après cette dernière, la composante noire représenterait 3,5% de la population totale française. Lorsqu’on rapproche ce chiffre aux 6% de population d’origine maghrébine représentant 3,5 millions de personnes (en 2005) on se situe assez loin des chiffres fantaisistes de 10 millions de noirs français dont se réclame avec insistance Calixthe Beyala, chiffres auxquels il faut de surcroit expurger les immigrés en situation régulière.
 
Il est donc mathématiquement impossible d’expliquer le résultat de Jean-Luc Mélenchon à l’aune d’une mobilisation noire initiée par le mouvement de Mme Beyala. Le différentiel de 5 points avancé par la présidente du MAF « Avant l'appel du MAF Mélenchon était à près de 16% des intentions de vote. Dès que nous avons fait l'appel, les sondages qui ont suivi dans les 48 heures lui ont donné  13% et pour finir aujourd'hui à 11%» équivaut à 1 432 832 voix, presque la moitié du score réalisé par François Bayrou !
 
C’est également faire peu de cas de la mobilisation en faveur du candidat Hollande, découlant d’un appel au vote utile et ayant une résonance particulière dans un électorat de gauche traumatisé par l’élimination de Lionel Jospin le 22 avril 2002. Ce genre de constat, défiant toute règle mathématique et sociologique témoigne, de l’incompétence et de l’amateurisme politique de Mme Beyala. 
Incompétence soulignée par sa méconnaissance flagrante du vote noir en France, vote s’exprimant nullement en fonction des questions africaines mais bien en fonction des problématiques de politique interne (chômage,  pouvoir d’achat, sécurité etc.) et qui dépend d’autres référents complexes qu’il faut croiser pour avoir une vision d’ensemble précise.  
Son analyse élude l’appartenance socio-professionnelle (une femme de ménage ne votera pas comme un cadre supérieur ou une profession libérale par exemple) et de l’hétérogénéité d’une communauté qui n’en est pas une. En un mot comme en cent, être noir n’implique pas une identité de vue politique.
 
 
Le café du commerce comme base réflexive...
 
 
Beyala avance comme satisfaction le fait d’avoir fait reculer l’extrême-droite. De quel recul parle-t-elle ? Marine Le Pen recueille 6 421 802 voix (17,90% des suffrages exprimés) alors qu’en 2007 son père recueillait 3 834 530 voix (10,44% des suffrages exprimés). L’humilité qui n’est vraisemblablement la qualité première de Mme Beyala « N’eut été la mobilisation de la communauté Africaine, l'Extrême Droite aurai été plus forte », devrait l’amener à reconsidérer à la baisse son rôle «décisif» lors du scrutin du 22 avril 2012.
 
 
Le reste de l’analyse ressortant de l’interview accordée à Christian Musampa est du même tonneau, la mauvaise foi le disputant à l’explication de café de commerce. 
Toute à sa célébration du candidat des marchés financiers dans sa version social-démocrate, elle passe par pertes et profits des marqueurs édifiant, démontrant le manque d’intérêt de François Hollande et du Parti Socialiste pour les problèmes africains. 
Notons à cette enseigne que Koffi Yamgnane, conseiller du candidat Hollande pour l’Afrique, s’est fait renvoyer dans les cordes lorsqu’il a évoqué l’abandon du Franc CFA ou le retrait des bases militaires françaises en Afrique. 
Comparé à Nicolas Sarkozy, François Hollande est certes un homme envisageant différemment l’exercice du pouvoir, mais en cas d’accession à la présidence, il n’en demeurera pas moins le président de la France et non pas le protecteur des pays africains (qui d’ailleurs n’ont pas à se placer dans cette relation reposant sur un lien vassalique). 
 
De surcroit, il aura bien d’autres chats à fouetter s’il accède aux responsabilités, les problématiques d’endettement de la France, du chômage et de la précarisation des classes moyennes, de la relation franco-allemande au sein des institutions européennes, l’accapareront suffisamment pour placer dans son agenda la relation France-Afrique uniquement sous l’angle de la symbolique. Restons lucides. 
Seule Mme Beyala peut déduire la disparition de l’Afrique, «Il faut absolument que Hollande gagne cette élection car 5 années de plus de Sarkozy c'est l'Afrique qui va disparaître », de la réélection de Nicolas Sarkozy !
 
 
Le syndrome Rastignac…
 
 
 
Il serait temps pour la communauté afro-française d’échapper une bonne fois pour toute à ce tropisme du nivellement par le bas, lorsqu’il s’agit de l’engagement et du leadership politique. 
N’importe qui, gesticulant devant une caméra ou devant un micro, s’institue représentant de la communauté. Délaissant le travail de fond et réellement politique, nos têtes d’affiche sombrent dans la communication la plus primaire, confondant aventurisme et nombrilisme avec lutte politique. 
Il faut s'écarter de ce cadre réducteur qui tend à essentialiser la politique comme une manifestation d’humeurs passagères et ne reposant sur aucunes visions d’ensemble (qu’elles soient sociétales, historiques ou économiques). 
 
Il est infantile de se percevoir comme une force politique alors qu’on ne représente qu’une coquille vide, présentant simplement l’apparence d’un mouvement populaire. 
Le faire-semblant ne peut être la réponse adéquate aux besoins et aux revendications d’une partie de la population marginalisée par la classe politique. 
Il est illusoire de penser instaurer un rapport de force en s’agitant au moment des scrutins. La force d’un mouvement politique et sa capacité à instaurer un rapport de force résident dans ce qui n’est pas visible et lui assure une réelle légitimité (base populaire solide, ancrage et maillage pérennes au niveau local, cadre idéologique). 
Un énième mouvement mettant en avant une personnalité, au lieu que de promouvoir une vision politique, est une impasse intellectuelle et conceptuelle que nous avons déjà emprunté au cours de l’histoire récente. 
 
Réduire la communauté à un groupe de femmes et d’hommes épousant la vision social-démocrate du parti socialiste est une erreur. 
Réduire la communauté à un groupe de femmes et d’hommes soutenant une formation politique ayant applaudi l’action française en Côte d’Ivoire et en Libye est nous prendre pour des imbéciles, incapables d’avoir une lecture correcte des ressorts internationaux de l’action française.
 
Que Mme Beyala, lâchée par M. Sarkozy dans sa quête de la présidence de la Francophonie se rabatte sur M. Hollande dans l’espoir d’un hochet quelconque permettant de rassasier son égo surdimensionné est une chose, légitime selon son point de vue. 
Qu’elle s’institue sur la foi de ses analyses socio-politiques indigentes, témoignant d’un vide abyssal en terme de réflexion, porte-parole des franco-africains est une escroquerie morale et intellectuelle que nous ne cesserons de dénoncer et de combattre. 
 
La jeunesse afro-française, aux premières loges de la crise économique sans précédent qui frappe la France et l'Europe, est en demande de réponses et d’engagements autrement plus sérieux et sincères de la part des membres qui empruntent l’ardu chemin de la lutte politique. 
Il n’y a aucune fatalité à ce que l’action politique soit préemptée par ces Eugène de Rastignac pathétiques qui desservent plus nos intérêts qu’ils ne les défendent. (2)
 
 
 
 
 
 
(2) Eugène de Rastignac, personnage romanesque d'Honoré de Balzac, parangon de l'arriviste aux dents longues.

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Bilan du pouvoir Ouattara après 1 an : Mamadou Koulibaly dresse un tableau sombre

1336120186photo6293209594fa371582fb1a.jpg''Promesses, désillusions et perspectives'' Tel est le thème du séminaire organisé, le 1er mai dernier, à l’Hôtel Ivoire par Lider, la formation politique dirigée par Mamadou Koulibaly, ex-Président de l’Assemblée nationale. Il dressait le bilan du pouvoir Ouattara, après un an d’exercice. De l’action politique, institutionnelle et sociale ; au plan économique et financier, il en ressort que tous les indicateurs sont au rouge.

Bilan politique et institutionnel

«Il ne suffit pas de vivre ensemble, mais de savoir vivre ensemble. Un an après, la tendance nette qui se dégage, est négative», soutient Mohamed Sylla, délégué national aux réformes institutionnelles et politiques au terme de son exposé. Sur ce chapitre, le séminaire a fait remarquer que la violation permanente de la Constitution ivoirienne est le jeu favori d’Alassane Dramane Ouattara. A titre illustratif, Lider a relevé les nombreuses ordonnances prises en désordre par Ouattara sans un minimum de considération de la Constitution. Le dernier acte le plus choquant, est selon les séminaristes, l’ordonnance qui a imposé Guillaume Soro à la tête de l’Assemblée nationale alors même qu’il n’avait pas l’âge requis. «Ouattara a pondu une ordonnance en se référant à l’accord de Pretoria comme base. On est sorti de la crise, il n’est plus question de faire allusion à un quelconque accord», rétorquent Mohamed Sylla et son camarade Traoré Hamed dans leur exposé. Les changements à la tête du Conseil constitutionnel et du Conseil économique ont été vigoureusement décriés comme étant des preuves de la violation de la Constitution.


Les détentions des citoyens et hommes politiques depuis un an sans aucune charge n’ont pas échappé à la dénonciation de Lider. «Les exactions explosent et la circulation des armes est une lourde menace. Cela dénote de l’incapacité de Ouattara à maîtriser son armée. Ses réactions contres les exactions varient selon les ethnies. Quand les exactions concernent les Malinké, Ouattara réagit comme il l’a fait à Vavoua. Mais à Sikensi, Arrah, Azaguié, et ailleurs, il prend position pour les Frci», poursuivent-ils.
L’accord de défense passé entre Ouattara et Sarkozy a été critiqué parce que les députés n’ont pas été avisés et un flou entoure cet accord. Lider dit ne pas supporter aussi le fait que le pouvoir actuel fasse feu de tout bois pour étouffer l’opposition. «L’opposition n’a pas accès aux médias d’Etat. On ne peut pas jouer le rôle de contre-pouvoir et les rumeurs de coup d’Etat sont le signe que Ouattara n’est pas serein. Amadou Soumahoro menace d’envoyer les gens au cimetière et Ouattara se tait», souligne Koulibaly Mamadou. Qui accuse la justice ivoirienne d’exceller dans l’arbitraire et l’inefficacité. «Après le transfèrement de Gbagbo, on trouve subitement que la justice ivoirienne peut faire les procès des autres. C’est une justice déséquilibrée », accuse Lider.


Ouattara a été épinglé sur sa diplomatie comme étant belliqueuse et agressive. Allusion faite à la crise malienne relativement à la démarche de la Cedeao sous Ouattara. «La Cedeao viole la Constitution malienne. Ouattara attribue tous les marchés à la Françafrique sans appel d’offres et sans lisibilité», fustigent-ils.

Le pouvoir d’Etat géré par un clan et la famille

«Le pouvoir est géré par un clan. Le frère cadet de Ouattara, Téné Birahima est ministre des affaires présidentielles, il est le directeur des affaires administratives et financières (Daaf) et il est le trésorier du Rdr. La caisse de l’Etat et la caisse du Rdr sont mélangées. La femme de Ouattara est présidente de la commission de lutte contre le travail des enfants et Ouattara est lui-même président et ministre de la Défense alors qu’il est le chef suprême des armées», dénonce le parti de Koulibaly. Qui déclare que la démocratie a pris un grand recul avec Ouattara. Le bilan de la gouvernance au plan social a porté sur plusieurs points dont la cherté de la vie. Le prix du kilogramme du riz passé de 350F à 800F, le kilogramme de la viande de 1950F à 2000F, le litre d’huile de 900F à 1250 et 4 piments vendus sur le marché à 500F sont des faits relevés pour dire que le coût de la vie est intenable.


Au niveau de l’éducation, Lider a rappelé que la fermeture des Universités de Cocody et Abobo-Adjamé est considérée comme un génocide intellectuel. Selon les exposants, Ouattara qui avait promis la gratuité de l’école a curieusement augmenté les frais d’inscription au secondaire passant de 5000F à 6000F avec les faveurs faites à Celpaid, structure d’un membre du gouvernement et militant du Rdr. Ils ont déploré le recrutement des enseignants contractuels formés en 10 jours seulement pour enseigner au secondaire, avec une rémunération de misère, sans passer par l’ENS. Cette pratique participe à rabaisser le niveau de la formation des élèves. En outre, Lider est revenu sur des promesses faites par Ouattara. Notamment 129 milliards à allouer à la santé. 100 à 200 milliards à la construction de logements, 20 milliards à la reconstruction des quartiers précaires, 1 millions d’emplois en 5 ans soit 200.000 par an etc. A la place de l’emploi, c’est le licenciement massif de milliers de travailleurs qui est servi. Condamnant les licenciements à relent ethnique. «Le bilan est plus que catastrophique», ont conclu les panélistes. Le constat est le même plan économique et financier.

Benjamin Koré
Source : Notre Voie

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13/04/2012

Débat de France 24 SUR le 11 Avril 2011: Adama Diomandé et le difficile métier de "menteur"

Débat de France 24 SUR le 11 Avril 2011...

Monsieur Adama Diomandé,l'ami de Ouattara sur le plateau de France 24 dans le débat sur la Côte d'Ivoire, n'oubliera jamais son passage télévisé du 11 avril 2012, lol... Oh là là, le pauvre, il n'a jamais autant bégayé. Dur, dur, dur, le métier de menteur.

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11/04/2012 LE DEBAT PARTIE 1 par france24



11/04/2012 LE DEBAT PARTIE 2 par france24

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