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08/06/2012

EXCLUSIF : Calixthe Beyala accusée de "recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux" par la justice ivoirienne

cb.jpgDans un comùmuniqué parut ce soir,la justice ivoirienne accuse Calixthe Beyala accusée de "recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux". Selon le communiqué du parquet d'Abidjan  "Les résultats partiels des investigations menées dans des banques de la place révèlent que les 14, 15 et 17 Décembre 2010, en pleine crise postélectorale, cette femme a perçu, sur ordre de Mme Appiah-Ehouman Bertine, fille de Mme Simone Gbagbo, les sommes respectives de 49.941.830 FCFA, 6.697.044 FCFA, 39.692.264 FCA et 39.692.264 FCFA soit la somme totale de 134.471.185 CFA, pour le règlement de prétendus «droits d’auteur »".

Communiqué du parquet d’Abidjan: le point sur les mandats d’arrêt internationaux et les infractions

Le parquet d’Abidjan informe le public de ce que les investigations en vue de faire aboutir les enquêtes ouvertes suite à la crise postélectorale se poursuivent. Comme précédemment indiqué, l’enquête est subdivisée en trois volets.

I- LES INFRACTIONS A CARACTERE ECONOMIQUE
Après audition de 61 personnes, une information judiciaire a été ouverte. 28 personnes ont été inculpées et placées en détention préventive. 12 (douze) parmi elles ont été mises en liberté provisoire.
Il convient de préciser également que 24 personnes font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. Celui décerné contre MOISE LIDA KOUASSI a été exécuté positivement par les autorités judiciaires Togolaises.
Par ailleurs, le Juge d’Instruction vient de transmettre au Ministère de la Justice une commission rogatoire destinée aux autorités judiciaires françaises aux fins d’inculpation de dame CALIXTHE BEYALA, pour des faits de recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux.
En effet, les résultats partiels des investigations menées dans des banques de la place révèlent que les 14, 15 et 17 Décembre 2010, c'est-à-dire en pleine crise postélectorale, cette femme a perçu, sur ordre de madame APPIAH née EHOUMAN BERTINE, fille de Madame SIMONE Gbagbo, les sommes respectives de 49.941.830 F CFA, 6.697.044 F CFA, 39.692.264 FCA et 39.692.264 F CFA soit la somme totale de 134.471.185 C FA, équivalant à 205.000 Euros, pour le règlement de prétendus «droits d’auteur ».
Il est bon de signaler que ces fonds ont été prélevés sur des comptes logés à la Banque pour le financement de l’Agriculture (BFA) et appartenaient à la Compagnie Ivoirienne de Crédit et d’Epargne (CICE) dirigée par Madame APPIAH.
Lesdits fonds ont été versés sur des comptes domiciliés dans des banques Européennes.

II- LES INFRACTIONS CONTRE LA SURETE DE L’ETAT
Concernant cette catégorie d’infractions, 6 personnes ont été inculpées le 24 Mai et placées en détention préventive, portant ainsi le nombre de personnes inculpés à 70.
En outre, le juge d’Instruction a procédé à l’interrogatoire au fond des inculpés AFFI N’GUESSAN et MICHEL GBAGBO.

III- AU TITRE DES CRIMES DE SANG
Après audition de 12.159 personnes, trois informations ont été ouvertes depuis le 6 février 2012.
Ces informations judiciaires suivent leur cours.

A- LE CAS DE L’ENLEVEMENT DE LA SEQUESTRATION ET L’ASSASSINAT DE MONSIEUR YVES LAMBELIN ET DE SES COMPATRIOTES
Une nouvelle personne a été inculpée cette semaine, ce qui porte à 27, le nombre des personnes inculpées et placées en détention préventive dans cette procédure.
En outre, 03 personnes font l’objet de Mandats d’Arrêt.

B- SUR L’ENLEVEMENT, LA SEQUESTRATION ET L’ASSASSINAT DU COLONEL MAJOR DOSSO ADAMA
05 individus ont été inculpés et placés en détention préventive.
Pour toutes ces procédures, les juges d’Instruction ont commencé à se rendre à l’intérieur du pays pour procéder aux interrogatoires au fond des personnes y détenues.

P/LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
LE SUBSTITUT
Mme COULIBALY Habiba
Porte Parole

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07/06/2012

Human Rights Watch révèle : De nouveaux raids en préparation depuis le Libéria

Human Rights Watch a produit hier, un rapport sur la situation en Côte d’Ivoire. Dans ce rapport, les pro-Gbagbo sont accusés de vouloir mener des attaques sur la Côte d’Ivoire depuis le Libéria.

Lire le rapport de HRW

hrw.gifL’organisation internationale des droits de l’Homme, à la suite des attaques perpétrés dans le village de Sakré, dans le sud-ouest qui ont coûté la vie à plus de 7 personnes a rendu un rapport d’enquête sur la situation sécuritaire de la Côte d’Ivoire en général et en particulier à la frontière ouest. Il ressort de ce rapport que l’attaque du mois d’avril dans le village de Sakré est l’œuvre de combattants ayant lutté aux côtés des forces fidèles à l’ex-président Laurent Gbagbo. Pis, les différents commandos s’apprêteraient à de nouveaux raids. «Les auteurs de ces attaques qui ont affirmé à Human Rights Watch qu’ils planifiaient de nouveaux raids transfrontaliers, sont pour l’essentiel des Libériens et des Ivoiriens qui ont combattu avec les forces de l’ancien président Laurent Gbagbo pendant la crise postélectorale ivoirienne et qui restent farouchement opposés au gouvernement Ouattara», peut-on lire dans ledit rapport. Accusant au passage la passivité des autorités libériennes quant à la traque des mercenaires. «Depuis plus d’un an, le gouvernement libérien pratique la politique de l’autruche face au flot de criminels de guerre qui ont franchi la frontière libérienne à la fin de la crise ivoirienne», a déclaré Matt Wells, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch.

Qui ajoute : «Plutôt que d’assumer leur responsabilité, de poursuivre en justice ou d’extrader les personnes impliquées dans des crimes internationaux, les autorités libériennes sont restées passives, alors que beaucoup de ces personnes recrutent des enfants soldats et conduisent des attaques transfrontalières meurtrières». Pis, ce rapport dénonce la libération de deux mercenaires libériens : Isaac Chegbo et A. Vleyee, respectivement connus aux sobriquets de «Bob Marley» et «Bush Dog»,qui avaient leur base à Bloléquin, selon Human Right Watch. «Au moins deux Libériens de triste réputation, vraisemblablement impliqués dans des atrocités en Côte d’Ivoire ont été libérés par les autorités libériennes après avoir été inculpés au départ de «mercenarisme».

Implication des Pro-Gbagbo dans les nouveaux raids ?
«Notre groupe est organisé... Nous avons tenté d’entrer en Côte d’Ivoire une fois en janvier au niveau du pont double sur la frontière, mais la mission n’a pas réussi parce que le secret a été dévoilé aux forces de sécurité. Nous avons été arrêtés, puis relâchés... Nous bénéficions du soutien de différentes personnes, mais nous ne visons qu’un objectif : celui de revenir en Côte d’Ivoire pour combattre lorsque nous serons appelés». Ce témoignage d’un Libérien, versé au rapport, montre bien que des attaques surprises sont en préparation. Mais l’enquête révèle aussi l’activisme de quelques autorités de l’ancien régime, qui n’hésitent pas à soutenir ces objectifs depuis leur lieu d’exil, comme en témoigne ce passage. «Un certain niveau d’organisation parmi les personnes impliquées, dans les attaques transfrontalières ressort clairement de la manière dont le recrutement et la mobilisation sont financés. Beaucoup de ceux impliqués dans les attaques sont engagés dans l’extraction artisanale d’or le long de la frontière libérienne et ont raconté à Human Rights Watch que les bénéfices remontent à une chaîne de commandement. Plusieurs personnes impliquées dans la planification des attaques ont aussi indiqué à Human Rights Watch recevoir un soutien financier de personnes au Ghana, où une grande partie de l’élite militaire et politique pro-Gbagbo est exilée. Les autorités ivoiriennes ont émis des mandats d’arrêt à l’encontre de personnes au Ghana suspectées d’avoir été impliquées dans des crimes postélectoraux et ont transmis des demandes d’extradition via Interpol pour certaines d’entre elles, mais les autorités ghanéennes ne les ont pas mis à exécution». Le gouvernement ivoirien est donc averti, puisque les raisons de l’organisation des attaques à partir du Libéria sont clairement définies.

«Un Libérien de 45 ans qui indiquait avoir combattu dans les conflits de la région pendant plus de dix ans, a expliqué sa motivation et ses plans pour des attaques à plus grande échelle. Nous aidons [les Ivoiriens pro-Gbagbo] car ils nous ont aidés à l’époque où notre guerre était en cours et nous devons les aider en retour... Qu’on ne s’y méprenne pas, la guerre n’est pas finie en Côte d’Ivoire. À tout moment maintenant, nous prévoyons de lancer une attaque... Nous avons des fusils que nous avons ramenés de Côte d’Ivoire et d’autres soutiens pour nous aider dans le processus ; des liens commerciaux sont établis et la chaîne d’approvisionnement est plus solide que jamais auparavant... Grand Gedeh comprend à lui seul plus de 12 points de passage non officiels vers la Côte d’Ivoire qui nous sont tous accessibles ».

Source : Abidjan.net
K. Hyacinthe

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03/06/2012

Bilan de l'an Un de Ouattara : ''Promesses, désillusions et perspectives.''

''Promesses, désillusions et perspectives.'' Tel est le thème du séminaire organisé, le 1er mai dernier, à l’Hôtel Ivoire par Lider, la formation politique dirigée par Mamadou Koulibaly, ex-Président de l’Assemblée nationale. Il dressait le bilan du pouvoir Ouattara, après un an d’exercice.

De l’action politique, institutionnelle et sociale ; au plan économique et financier, il en ressort que tous les indicateurs sont au rouge.

Télécharger l'intégralité du bilan

 Bilan politique et institutionnel

 «Il ne suffit pas de vivre ensemble, mais de savoir vivre ensemble. Un an après, la tendance nette qui se dégage, est négative», soutient Mohamed Sylla, délégué national aux réformes institutionnelles et politiques au terme de son exposé. Sur ce chapitre, le séminaire a fait remarquer que la violation permanente de la Constitution ivoirienne est le jeu favori d’Alassane Dramane Ouattara

Le pouvoir d’Etat géré par un clan et la famille

«Le pouvoir est géré par un clan. Le frère cadet de Ouattara, Téné Birahima est ministre des affaires présidentielles, il est le directeur des affaires administratives et financières (Daaf) et il est le trésorier du Rdr. La caisse de l’Etat et la caisse du Rdr sont mélangées. La femme de Ouattara est présidente de la commission de lutte contre le travail des enfants et Ouattara est lui-même président et ministre de la Défense alors qu’il est le chef suprême des armées».

Au niveau de l’éducation

Lider a rappelé que la fermeture des Universités de Cocody et Abobo-Adjamé est considérée comme un génocide intellectuel. Selon les exposants, Ouattara qui avait promis la gratuité de l’école a curieusement augmenté les frais d’inscription au secondaire passant de 5000F à 6000F avec les faveurs faites à Celpaid, structure d’un membre du gouvernement et militant du Rdr. Ils ont déploré le recrutement des enseignants contractuels formés en 10 jours seulement pour enseigner au secondaire, avec une rémunération de misère, sans passer par l’ENS. Cette pratique participe à rabaisser le niveau de la formation des élèves.

Lire l'intégralité du bilan

 

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