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12/09/2011

"J'ai vu Chirac et Villepin compter les billets"

L’avocat Robert Bourgi, successeur de Jacques Foccart, révèle vingt-cinq ans de pratiques occultes sous Chirac. Pour la première fois, un homme avoue des financements occultes en provenance d’Afrique.

Robert-Bourgi.jpgL'ex-numéro deux du régime du président déchu Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire a affirmé dimanche que quelque trois millions d'euros avaient été transférés d'Abidjan à Paris pour financer la campagne électorale du président français Jacques Chirac en 2002. Ces déclarations de Mamadou Koulibaly, actuel président de l'Assemblée nationale, vont dans le sens des accusations de l'avocat français Robert Bourgi, conseiller officieux pour l'Afrique du président français Nicolas Sarkozy.

"Robert Bourgi a parfaitement raison, il y a eu un transfert d'argent entre Laurent Gbagbo (2000-2011) et Jacques Chirac, en 2002" a déclaré M. Koulibaly, faisant état "d'environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d'euros) transportés d'Abidjan vers Paris par valise". "J'ai dit au président [Laurent Gbagbo] que nous étions un pays pauvre et que nous n'avions pas d'argent à financer des élections d'hommes politiques de pays riches", a-t-il expliqué. Mamadou Koulibaly a ajouté avoir "rencontré Robert Bourgi à la table de Gbagbo en 2002, venu solliciter de l'aide en vue d'un financement de la campagne présidentielle en France".

"Quand on veut faire de la politique, on est généreux"


"Monsieur, vous êtes jeune, quand on veut faire de la politique, on est généreux", lui aurait répondu Robert Bourgi devant son opposition. Robert Bourgi a affirmé au Journal du dimanche qu'il avait "participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac" et qu'il avait également remis des fonds occultes à Dominique de Villepin, ex-Premier ministre français.

Lire ci dessous l'interview intégrale de Robert Bourgi

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