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17/02/2012

Alassane Ouattara et les FRCI : au gré du vent… ou de l’appartenance ethnique des victimes ?


L’on se souvient de la «colère» apparente du président de la République au lendemain des tueries de Vavoua les 17 et 18 décembre 2011, lors desquelles cinq personnes avaient été massacrées par l’armée régulière créée par ordonnance par M. Ouattara, plus connue sous l’acronyme FRCI (forces républicaines de Côte d’Ivoire).

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Le lendemain, à grand renfort de tapage médiatique, Alassane Ouattara avait exprimé son dégout face aux dérives et exactions commises par ses soldats et convoqué une réunion d’urgence à l’issue de laquelle le ministre délégué à la Défense, monsieur Paul Koffi Koffi, avait annoncé les mesures suivantes : «Poursuite judiciaire à l’encontre de ces 7 éléments. Retour immédiat des anciens Chefs d’unité dans leurs bases d’origine pour procéder à l’encadrement et au désarmement de leurs éléments, avant d’éventuels regroupements. Création d’une Police militaire pour procéder sous 48 heures à l’inspection et à la traque dans les rues d’éléments incontrôlés et de tous véhicules et motos estampillés Frci inconnus dans les fichiers du parc automobile de l’Armée afin que ces voitures et motos ne circulent plus.»

Selon le ministre délégué à la Défense, le président de la République a exigé, au cours de la rencontre, «la tolérance zéro» en matière d’inconduite vis-à-vis de la discipline militaire. En tout état de cause, le Chef de l'Etat «fortement écœuré par ce qui vient de se passer », a enjoint tous les Chefs militaires et les différents ministres en charge de la défense et de la sécurité, de prendre toutes leurs responsabilités «afin que de tels actes ne se reproduisent plus.»

Quel n’est donc pas notre ahurissement d’entendre, exactement deux mois après ces tragiques incidents et quelques jours après un énième dérapage des FRCI ayant à nouveau causé mort d’hommes, cette fois à Arrah, dans l’Est du pays, la communication suivante de monsieur Bruno Kone, porte-parole du Gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres du 15 février 2012 : «Les Frci, c’est l’armée régulière de Côte d’Ivoire. Il est important que notre armée soit respectée. L’armée représente la souveraineté du peuple ivoirien. Il n’y a pas de raison que ce soit les populations qui décident ou pas d’avoir l’armée sur un territoire. Nous sommes tous à un âge où nous avons vu les Fanci et les Fds. Je crois qu’il faut qu’on revienne au principe de base du civisme. C'est-à-dire le respect de nos institutions. Dans le respect des institutions, il y a le respect de l’armée. L’armée de Côte d’Ivoire a eu à mener des opérations de sécurité publique tout simplement parce que la police et la gendarmerie n’étaient plus opérationnelles. Il a fallu attendre plusieurs mois avant que les commissariats ne soient regarnis et il a aussi fallu attendre plusieurs mois avant que les policiers ne soient dotés d’armes et de munitions. Pendant ce temps, les militaires ont eu à les suppléer. A partir du moment où nous sommes arrivés progressivement à une situation normale, il leur a été demandé de se retirer de ces activités pour que la police et la gendarmerie prennent le relais. Mais cela n’est pas fait partout, d’une part. D’autre part, même si la police et la gendarmerie sont de retour, rien n’interdit que les militaires soient apportés en renfort à tel ou tel endroit. C’est une décision du commandement militaire. (…) Quand on parle de cantonnement, j’ai l’impression que pour les Ivoiriens cela veut dire qu’il faut que les militaires disparaissent du paysage. (…) Les Frci, c’est plusieurs milliers de personnes. Donc il peut arriver qu’un élément des Frci ait un problème avec un élément civil, cela peut arriver partout, il peut y avoir des cas d’indiscipline, il peut y avoir des agressions contre les uns et contre les Frci. Mais de grâce, ne transformons pas tout en conflit ethnique ou intercommunautaire. S’il y a des erreurs de la part des Frci, ils peuvent être sanctionnés par leur hiérarchie. »

La différence de réaction de Ouattara viendrait-elle du fait que les victimes de Vavoua étaient Malinke et celles d’Arrah pas ? Ceci serait cohérent avec les paroles qu’il a prononcées lors d’une interview accordée en janvier 2012 à l’hebdomadaire français L’Express, revendiquant fièrement son statut de président des vainqueurs, président des nordistes, président des musulmans, président de 40% des Ivoiriens, en mission de rattrapage ethnique. En effet, interrogé au sujet de la nomination de nordistes aux postes clefs, Alassane Ouattara avait répondu en toute sérénité : «Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité.»

Le souffle coupé par tant d’esprit de haine et revanche habitant celui qui est sensé travailler d’arrache-pied à la réconciliation d’une nation qu’il a fortement et constamment contribué à diviser, il convient de conclure sur cet extrait du rapport N°83 de l'organisation non gouvernementale International Crisis Group (ICG), publié la veille des tueries de Vavoua le 16 décembre 2011 et qui est plus que jamais d’actualité : «Les principales menaces sécuritaires qui pèsent sur le régime actuel ne proviennent plus des pro-Gbagbo, qui ne disposent pas des moyens militaires nécessaires à un coup de force, mais de l’appareil de sécurité issu du conflit postélectoral. Le président n’a qu’un très faible contrôle sur une armée dont il est formellement le chef suprême. (...) L’état actuel de l’appareil de défense et de sécurité implique, pour son régime et pour le pays, une série de menaces à court terme mais aussi à moyen terme.» Ce rapport ajoutait : «La hiérarchie militaire n’est pas toujours respectée au sein d’un appareil de sécurité qui est traversé par plusieurs chaînes de commandement.»


Ainsi donc, Alassane Ouattara exige que les Ivoiriens respectent une «institution» par laquelle lui-même n’arrive pas à se faire respecter… On aura décidément tout vu et tout entendu sur les bords de la lagune Ebrié.



Mamadou Koulibaly
Président de Liberté et Démocratie pour la République

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11/06/2011

ADO DESILLUSION,Chronique d'un régime mal parti

ADO DESILLUSION,Chronique d'un régime mal parti


<< La défaite peut se révéler une délicieuse attente quand on sait comment préparer sa revanche. >>,CINCINNATUS,Homme d’État de la Rome antique (-Ve s.)


FireShot capture #007 - 'WWW_GBAGBO_CI __ LIBEREZ LAURENT GBAGBO' - www_gbagbo_ci.jpg


Je regarde toujours avec un certain amusement les cortèges de femmes et d'enfants qui crient a tue tête "AdoSolutions".Trois semaines après l'intronisation de Ouattara et deux mois après l'enlèvement de LG que reste til de la "rebellution" de celui qui était le voisin de Obama(comme si cetai la fin du monde) au dîner de clôture du G8?
Le temps des slogans et des promesses est passé.Les ivoiriens sont impatients de voir Ouattara au travail.Mais entre une situation de non État ou les chefs de guerres font la loi et le vaste cartel qui la porter au pouvoir,la tache du boucher de sindou comme l'appelle très affectueusement les partisans de LG,relève de plus en plus de la gageure et de la farce politique.C'est l'histoire d'un homme qui voulait être chef d’État a tout prix(15 000 morts et un pays a genou) et qui a réussit.Un homme qui dit ne rien devoir a personne sauf aux ivoiriens.

La CROIX ROUGE INTERNATIONALE, AMNESTY INTERNATIONAL et HUMAN RIGHT WATCH,l'ONU,RSF et bien d’autres organisations internationales de défense des droits de l’homme relèvent chaque jour des exactions des milices ouattaristes contres les populations civiles.Pendant ce temps l'économie tourne au ralentit,l'administration patauge encore dans les débris des pillages en règles organisés par les hommes forts du Golf,80% des effectifs des FDS-CI n'ont pas rejoint leurs casernes et leurs unités,les prix des dentées sont toujours aussi élevés.Bref autant dire qu'aucune visibilité ne se profile à l’horizon,le diner au G8 n'aura servit à rien.Dans le même temps il grogne déjà dans les rangs des forces de ouattara lassés d'attendre leur pécule qui n'arrive pas.

Les Ivoiriens épris de paix et de liberté doivent donc raison garder.Ce régime mourra de lui même car bâti sur pillages,assassinats,mensonges et surtout incompétences! Charles de GAULLE disait que "les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs".
Nous sommes aujourd’hui des hommes et des femmes plus exigeants que jamais.Soyons les messagers d’une volonté forte, des Ivoiriens et des Africains porteurs d’une espérance qui ne se démente jamais.

La Côte d’Ivoire nouvelle que remettrons bientôt sur pied ne peut résulter que d’une nouvelle volonté politique commune. Ne pas démissionner devant une pareille tache implique certes un grand effort tant individuel que collectif. Mais cet effort est tout simplement le prix du futur.

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