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04/09/2011

France-Côte d'Ivoire la tentation coloniale,par Michel Galy

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Depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, la diplomatie et l’armée françaises sont en première ligne à Abidjan. Selon le politologue Michel Galy, cette situation ramène la Côte d'Ivoire 50 ans en arrière.




Quels que soient les arguments mis en avant pour arbitrer le différend postélectoral entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, il n’en demeure pas moins que l’armée française a été contrainte par le pouvoir politique à la plus importante opération depuis la guerre d’Algérie et la sanglante opération de répression contre l’Union des populations du Cameroun (UPC), au Cameroun.

Et ce dans des circonstances encore floues, tant dans la préparation en amont de l’opération avec la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) et avec l’ex-rébellion, bras armé du pouvoir d’Alassane Ouattara, que dans le bombardement d’objectifs plus symboliques que militaires.

Tous les observateurs savent bien, une fois le drame retombé, que le bombardement de la présidence et de la résidence présidentielle d’un pays étranger n’entre pas dans le cadre d’un quelconque mandat onusien! Quand les armes lourdes, les tanks et les hélicoptères d’assaut des deux corps expéditionnaires occidentaux tirent sur de tels objectifs (résidence, présidence, hôpital et supermarché, foule de jeunes civils voulant servir de «bouclier humain», etc.), qui pourrait croire à l’application de la résolution 1975, censée protéger les civils?






Il s’est agi de toute évidence de changer de régime et de président, en prenant le contrôle d’une capitale de 5 millions d’habitants. En toute clarté terminologique: un coup d’Etat franco-onusien.

A quel prix? Voilà un point qu’une commission d’enquête parlementaire ou internationale ou pourquoi pas un rapport enfin objectif d’organisations de droits de l’homme —décidément bien ambiguës— pourraient éclaircir. A moins que des chercheurs africanistes, que l’on a connu plus diserts pour condamner le régime précédent, se livrent à des enquêtes de terrain ou des analyses argumentées.

Il est question, lors de ce coup d’Etat, de centaines ou de milliers de morts, dont nombre de civils désarmés. Où est la vérité? Les forces pro-Ouattara ont torturé et exécuté plusieurs milliers de civils, tant à Yopougon (quartier pro-Gbagbo) que dans l’ensemble de la capitale, et commis des crimes de guerre dont Duékoué n’est que l’exemple le plus connu.

Qui nous donnera des chiffres exacts et détaillera la complicité —même dans la passivité— des forces occidentales? Tout ce qu’on sait de la «triple alliance» force Licorne, Onuci-FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire, ex-rebelles pro-Ouattara) font craindre une implication de l’armée française plus importante qu’au Rwanda.

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15/08/2011

Le parlement européen des jeunes interpelle l’UE sur la Côte d’Ivoire

La 67ème session internationale du parlement européen des jeunes a eu lieu en France, à Grenoble du 14 au 24 juillet. Après s’être penché plusieurs jours sur la crise ivoirienne et spécialement sur les relations entre l’Europe et la Côte d’Ivoire, le parlement européen des jeunes vient de rendre publiques ses propositions pour sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse : précision du droit de la propriété foncière ; audit du franc CFA pour déterminer l’incidence économique du taux de change fixe ; justice équitable à même de protéger la propriété pour favoriser l’investissement dans le pays ; traitement équitable des crimes liés à la dernière crise ; modification de la constitution pour passer du régime présidentiel qui a montré ses dangers, à un régime parlementaire ; sont autant de pistes libérales qu’il suggère au pays pour avancer sur la voie du progrès. Quelle suite l’Union Européenne donnera t-elle à cette résolution? Ces propositions pourraient-elles inspirer les dirigeants Ivoiriens ?

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